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Full text of "... Vertébrés fossiles du Portugal ; contributions à l'étude des poissons et des reptiles du jurassique et du crétacique"

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DIEECTION DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES DU PORTUGAL 



VERTÉBRÉS FOSSILES 

DU 

PORTUQAL 

Wmimi À llîiB DES POISSOffi l\ des REPÎIliS 

DU 

JURASSIQUE ET DU CRÉTACIQUE 

^ PAS 

H. E. SAUVAGE 



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l.rSBONNE 

IKPnaiERIE DE L'ACADÉMIE «OVALE DES SCIENCES 
I897-I898 



OUVRAGES 1*UBL1É6 

l'Ail LA 

DIRECTION DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES DU PORTUGAL 



MÉMOIRES 



Est&dos gaologrloos: — Hemoria sobm n ;ilw«iuniiii«n(D is Luiioi com jgqns do nisadnte n apiu ii rio, por OrlM 

Ril)Ain>. 4°. 1(5 pig. Lisboa. 1867. ËpuUi. 
Atu&a ^olo^lquo Au taimal dn Roulo, oontribatlon tt la ooBDatSBanoo âa soos-sol âo Llalionne. par Taul 

ClialTat. Avfle un arlicl» paléoQl(ilogir|n« psr I. tj. Ilnrknliiy I Jiltiir H un arllcio iot)lo(iii(j« pir Albotl Ginnl 4*, 

1U6 pug., 7 pi. Linbunno, 1889. 

Flor» tbiiaU du torreno oarbonlfero do» rlalnhaoq&s do Porto, Sorrn do Bummoo o Uofaho d'Ordom pro- 
zlmo tt Aloaoer do Snl fFIOnr fn««il(! it>i l«rrain cirboiufËre Aet environs da Porto, Sorra do Bassaco el MoJnho 
d'OfiIciu prèï il'Alcae^r do Sal), par dumiinlino Antonio Gomea, 4", 4i pa{., 6 Mt Usboa, lâ6S. (Avee traducHon 
un fnuicaia). 

OontribatloBB & ta Flore fossile da Portuval* par 0»wald tlci-r. 4*, 47 pA{r., 19 pi. Liithcinnc, l8Hi. 

Hoaograplilii do gonero Dlorutoplijrlliim (ftystema narboiiko), pur Wenceslau de Lima. t.". 14 pag., 3 ntL T.uhotr 
1888. (Avac tradaction rn fran^ju»). 

HoQvotlss oontribatlons A la Floro môBOXûIque, pur U iiitrr|Uls de SaparU, ancoaipagiidos il'anu Notloa atrsU> 
ffnplilqtie, par I'mI Clioffat. V, 98tl p., Ul pi. LliluiniiH. IRSi. 

Contrlttatlons & l'Atulo daa Paissons «t dos RspUlos da Jurassique et du OrâtaulqDS, par II, E. Saunge. 
i", 48 pag., 10 pi. Litlionnc. 18117-98. 

TerrSDoa paleosoloos ds Partagal. — Sobre a exislencia do turreno silariano no Baixo-Aleœtejo (Sur l'eiislenCQ du 

tttrnin Klluriiin <lia* lu Baixo-Ahmtuju), por J. V. N. Drilfiido. 4". HK p:ig., S ex)., I r^I.i. Lisboa, l87B.(Avec Ira- 

duction en français). Epuise. 
Estado flottre os Bilabitfis o oatros fosatiis diiB quortEllâs da base do srstoma sUttrloo d« Portugal. (Ëtuda 

xur I«» Bilol'il'TX et Mtrvt tonxWn* Aon quArttitns d« la tiitsn du SysUniw uloriquo iln Purliigal), pur J. P. N. Dslgado. 

4°, 111 pag., 43 DStampaï, sonda 3 de formalo dupla. Lisboa, 18SS. (Avec traduction en Trançaît). 
— -Snpplemonto. (Âappld[ui;iil) por J. F. N. Ddg.vlii. i", 7Sp^., (2(i»t«npiu, tenilo 9 dn inaiitr fortiulo. Liibos, 188$. 

(Av«e traduction en français), 
rsoaa sllnrlon do Portugal.— Doscrip^ de nms fdrnis nova de TrUobilt:, Liehas (Ilraliebiu) Ribeirol. por J. P. !f. 

Deigado. 4.", Jl pag.. 6 est. Lisboa, 189i, (Avec tfadnction en fran{aîs]. 
— ^Nuru o)w«rva^a» ictrfA do Lii^hai (UrnlJidiu) Rib«irai, par J. P. IC Delgado. 4.', ^ï pag., 4 est. Lîaboa, 1$97. 

{Knt trndDclion en friuifai*)- 

tiia&a Btratl£raptUqa« et palttontoloBrlquo dos LorTalasJnrssslqnua du Portuiful, p.ir P»iil ('bulT^t. 1"* liv. Le 

Lia; Ht II) Uagg.tr %u Nurd du Tiige. 4", 7J p:ig. Li%l>iJiiiiu, 1880. 
DoaortpUOD de la Faaoo joraaslqao dn Portugal. 
Céph.ilopod"», par Caul OliiilI;il. Prnuilrtm sttnu, .Viiiuiunili-s du Lu»it*ui«n du lanmlrâe di-Torres-Vedras. i.', 8îpa{., 

JO pi, LislioniKV 189:i, 
— MoUuaquen LatsnlIibnuietiM, par Paul Choffat. Pr«mi«r ordre, Slpbonida. 1*^ livniion- 4.°. 39 pag„ tl pL Lisbomiu, 

1893. 
Dntixi6mtr onlm, Anîphunida. I"* limbon. 4°, ao pag., 10 pt. Liitiunnit, 188.1. — 1* Ihnkiiun, 40 pag., 10 pi. Li>- 

bono«, l8Se. 
^^ËohinoJnrnus, par P. de I>orio). 1" fa»rieiilf>. Echioid^s réguliers. &', 108 pag., IB p). Liibonoe. IB90'— ï* ItMiaiia 

et dernier; Eebinldes in«guliers 71 pag., 11 pi. Lisbonne, 1891. 



.a, 1S97. ^ 



VERTÉBRÉS FOSSILES 



DU 



PORTUGAL 



DIRECT[ON DES TRAVAUX GÉOLOGIQUES DU PORTUGAL 



VERTÉBRÉS FOSSILES 



DU 



PORTUGAL 




% » 










DU 



JURASSIQUE ET DU CRÉTACIQUE 



PAB 



H. E. SAUVAGE 



LISBONNE 

IMPRIMERIE DE L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES 

1897-1898 




2\ 2461 



• • 






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PREMIER MÉMOIRE 



LES MTÉ6RÉS DES TERRAINS MËSOZOÎQUES 



I 



Dans OD mémoire publié en 1885, ^ sur le système crétacique dn Portugal, M. Paul Gboffat 
cite, dans les listes de fossiles, un certain nombre de Reptiles et de Poissons recueillis depuis les 
couches de Tlnfravalanginien jusque dans les couches à Ostrea aff. africana qui ont été, en 1886, 
désignées sous le nom de BeUasien (partim). Les espèces indiquées par M. Choffat sont les suivantes: 

Infiravalanginien 

Chéloniens: couches à foraminifères et à Cyprina infravalanginiensis de Brouco. 
Pycnodus: couches à foraminifères de Murches, de Brouco; couches à Cyprina infravalangi' 
niensis de Brouco, A]gueir3o, Matta. 

Valanginien 
Chéloniens: Mexilhoeira. 
Strophodus: Mexilhoeira. 
Pycnodus: Mexilhoeira, Algueir3o. 
Lepidotus: Mexilhoeira. 

Hauterivien 
Strophodus; Pycnodus: couches à Ostrea Cotdoni de Mexilhoeira. 

Urgonien 
Sauriens: Bellas. 
Otodus: Bellas. 
Pycnodus: Bellas, Cintra. 
Lepidotus: Bellas. 

BeUasien 

1. Niveau de Sphenodiscus Uhligi. — Chéloniens: Ganeças. 

2. Niveau de Sphaerulites Yemeuili. — Odontaspis gracilis; Baforeira. 



1 Rêeueâ de monoçrapihiei $tratigraphique$ sur h syMtkm crétadqiu du Portugal, Lisbonne^ 1885. 
AOUT, 1897 1 



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3. Niveau de Ostrea aff. africam. Sauriens de grande taille: Baforeira, Bellas. 

Sauriens de petite taille: Baforeira, Bellas, Ganeças. 

Chéloniens: Baforeira, Bellas. 

Corax falcalus: Bellas. 

Otodus appendicukuus: Bellas. 

Odontaspis gradlis: Baforeira, Bellas. 

Poissons gancUdes: Baforeira, Bellas. 



Tel était Tétat de dos connaissances sur les Tertébrés des terrains mésozoïques da Portugal, 
lorsque M. M. Delgado et Ghoffat voulurent bien nous confier l'étude des poissons et des reptiles 
recueillis dans les terrains jurassiques et crétaciques. 

Si le Sinémurien n'a encore rien fourni, on a recueilli à Pentelbeira, dans le Gbarmoutbien, 
coucbes à Schlotheimia Jamesoni, d'après M. Ghoffat, de nombreuses yertëbres aplaties, du diamètre 
de 5X3 cent., qui indiquent à ce niveau la présence du genre Ichthyosaure; nous avons pu d'ailleurs 
étudier un fragment de crâne recueilli à Âlbadas et la photographie d'une portion de patte trouvée 
à Pentelbeira; ces deux pièces sont d'un Ichthyosaure typique de la section latipinncue. Pentelbeira 
a en outre fourni un poisson du genre Tetragonolepis. 

D'anciennes récoltes faites à 1500 mètres O.N.O du village d'Âlhadas, et près de Murtede, 
présentent un mélange de Gharmoutbien et de Toarcien; elles ont fourni le crâne d'un Plésiosaure 
voisin de P. doUchodeirus^ du Lias du Dorsetsbire. 

Le Musée National conserve un beau crâne de Téléosaurien trouvé dans l'étage Toarcien; ce 
crâne, de 0^,700 de long, indique, d'après la photographie qui nous a été communiquée, une espèce 
nouvelle de Sténéosaure. 

M. Ghoffat nous signale dans le Gallovien la présence d'un Téléosaurien. 

D'après M. Ghoffat des vertébrés sont rares dans la partie inférieure du Jurassique supé- 
rieur, mais se montrent abondamment dans des couches un peu saumâtres qui occupent à peu près 
le niveau du Séquanien supérieur (couches d'Âlcobaça) et, plus haut, dans le Ptérocérien ; ils sont, 
de nouveau, fort rares dans les couches de Freixial qui correspondent probablement au Portiandien. 
La faune des vertébrés qui commence dans le Séquanien passe jusqu'au Portiandien supérieur sans 
changer de caractère général». 

Le Lusitanien ou Malm inférieur, qui, d'après M. Ghoffat, comprend l'Oxfordien et des cou- 
ches en partie analogues au Séquanien du Jura, nous a fourni deux espèces de poissons, un Lepido- 
tus nouveau et le Lepidotus loBvis, Ag. de la partie supérieure du terrain jurassique de Suisse, de 
France et d'Angleterre. 

Les reptiles sont plus largement représentés. 

Parmi les Teléosauriens nous citerons un Metriorhynchus de grande taille et le Machimosau- 
rus Hugii, du Jura blanc du Hanovre, du Jurassique supérieur de Suisse et de France. 

G'est dans le Lusitanien qu'apparaissent les premiers Dinosauriens en Portugal, par le Mega- 
losaurus insignis, E. E. Desl., et par un Morosaurus ; ce genre américain, représenté en Europe par 
le M. brevior^ Ow., du Weald d'Angleterre, a été trouvé à Ourem, dans les couches d'Alcobaça. 

Nous avons à signaler dans le Malm supérieur un Sauropode de la famille des Atlantosauri- 
dées, le Pekrosaurus humerocristatus, Hlk., qui est de la partie supérieure du terrain Jurassique de 
Boulogne-sur-mer et d'Angleterre, un Téléosaurien, le Sericodon Jugleri, des schistes à Ptérocères du 
Hanovre, deux Pycnodontes, le Microdon Hugii et un Mesodon voisin du Nicoleti, espèces du Jurassi- 
que supérieur de Suisse et de France. 

D'après M. Ghoffat, le Malm supérieur ou Néo-Jurassique est termmé par les couches de 



Freixial cdont la faune correspond au Portlandien, mais contient en outre certains fossiles prëcnr- 
senrs da Grétaciqne.i Ces couches ont fourni un poisson, le Mesodan granulatus, du Jurassique su- 
périeur du Hanovre et de France, et une Tortue pleurodère appartenant au genre Plesiochelys. 

Si nous passons à l'étude de la faune crétacique nous n'aurons à signaler que quelques dents 
de Pycnodui et de Strophodus, quelques débris de Tortues depuis l'Infravalanginien jusqu'aux cou- 
ches d'Almargem; deux Pycnodontes, appartenant aux genres Mesodon et Anomœdus, ont toutefois été 
recueillis à Mafra et à Gascaes. 

Entre l'Urgonien et les couches à Placenticeras Uhligi contenant Schloenbachia in/Uua, se trou- 
Tent des grès et des calcaires sur environ 200 métrés d'épaisseur que M. Ghoffat désigne sous le nom 
de couches d'Almargem; ces strates, qui doivent représenter l'Aptien et la partie inférieure de l'étage 
Albien, sont en majeure partie formées de grès ne contenant pas de fossiles marins; les couches su- 
périeures de ce niveau ont fourni, en effet, à Almargen, une belle flore terrestre. ^ 

Ge fait nous explique la présence dans les couches du cap d'Espichel de trois Dinosauriens 
appartenant à trois sous-ordres différents: un Sauropode, le Pleurocœlus valdensis; un Théropode, le 
Megalosaurm; un Ornithopode, YIgnanodm MantellL Le Pleurocœlus a été établi pour des dents re- 
cueillies dans le terrain Wealdien d'Angleterre; le Megalosaurm rapelle beaucoup l'espèce du Gault 
de 1 Est de la France; quant à Vlgnanodim ManteUi, cette espèce est connue du Wealdien et du Lovirer 
Greensand. 

Outre les Dinosauriens que nous venons de citer, nous devons mentionner dans les couches 
d'Almargem un Grocodilien appartenant au genre Suchosaurus; l'autre espèce du genre, le S. cul- 
tridetiSy est du Wealdien d'Angleterre. 

Entre les couches d'Almargem et les calcaires à Neolobites Vibrayatius (sommet du Génoma- 
nien) se trouvent de puissantes assises caractérisées à la partie supérieure par Ostrea pseudo-africana. 
Ces assises sont marines, aussi y trouvons nous 5 espèces de Squales de la famille des Lanmidées, 
deux Ganoïdes de genre spécial, 5 espèces de Pycnodontes. Avec ces poissons franchement marins, 
nous avons toutefois à signaler au Fort de Junqueiro un reptile d'eau douce ou tout au moins sau- 
mâtre, V Oweniasuchus lusitaniens; les deux espèces sur lesquelles Smith Woodward a établi ce genre 
de Grocodilien sont, en effet, du Purbeck d'Angleterre. 

A la colline de Alto-do-Pend3o, près de Bellas, Ton est probablement non loin d'une surface ter- 
restre. L'on a trouvé, en effet, dans cette localité une vertèbre de serpent, le Symoliophis, genre que 
l'on peut à certains égards rapprocher des Typblopidés ou Serpents vermiformes; or, ceux-ci sont ex- 
clusivement terrestres. La présence de ce Symoliophis dans le Crétacique du Portugal offre un grand 
intérêt; le S. Délgadùi est la seconde espèce connue du genre» le S. Rochebruni ayant été trouvé 
dans le grès vert supérieur de l'Ile d'Aix (Gharente Inférieure) et le Génomanien de Sillac (Charente). 
La découverte du genre Symoliophis a fait remonter loin dans la série des temps l'apparition du type 
Ophidien, dont les représentants les plus anciens avaient été recueillis dans les couches tertiaires 
inférieures. Le Génomanien de FIgueirada-Foz, celui de Sargento-Môr, nous ont fourni trois espèces 
de Pycnodontes. 

Dans le Génomanien (Bellasien supérieur) d'Alcantara on a recueilli une vertèbre de Cimolio- 
saure qui semble indiquer une espèce distincte. 

Dans la carrière de Raton, sur le flanc droit du val d'Alcantara, se trouvent des couches 
marneuses et des calcaires feuilletés qui appartiennent au Turonien. ' D'après M. Choffat, cette région 
de Raton était une lagune dans un récif de Rudistes; de petites Clupes abondent dans les couches 
marneuses où nous avons aussi à signaler quelques écailles A'Osmeroides, Salmonoïde marin du ter- 



* Cf. Choffat: RecueU de monographia gtratigraphiquet tur U iyttèfne eritadque du Portugal. 1885^ p. 37. 

2 Dans les publications de M. Choffat antérieures à 1896 les coaches à Sauvagesia Sharpei et Caprinula étaient 
considérées comme carentoniennes, tandis qa'il a actuellement reconnu qu'elles sont turoniennes. (Voyez Choffat: Coup 
d*œil tUT le$ mêr$ métùxotques du Portugal, Yierteljahrsschrift Nat. 6. Zurich^ vol. xu, 1896.) 



rain crétadqae d'Europe et da Liban, et des écailles qui semblent indiquer à ce niveau la présence 
d'un poisson de la famille des Berytidées; on y trouve, en outre, d'assez nombreux débris de Té- 
léostéens indéterminables. 

Ces considérations générales données sur les vertébrés des terrains mésozoïques du Portugal, 
nous pouvons aborder l'étude des espèces recueillies, après en avoir dressé la liste, d'abord par éta- 
ges, puis dans Tordre zoologique. 



A 



finoméraiioii par étages 

Charmonthien et Toarcien 
Tetragonolepis sp.; Ichthyosaums sp.; Plesiosaurus sp. 

Lusitanien (Halm inférieur) 

1. Couche à Perisphinctes effrenatus. 

Machimosaurus Hugti^ Myr. 

2. Couche à Cidaris Choffatù 

Machimosaurus Hugii, Myr. 

3. Niveau d'Âlcobaça. 

Lepidotus Icms, Ag.; L.; Lspidotus lusitaniens, n. sp.; Metriorhynchus sp«; Sericodon Jugleri, 
Myr.; Morosaurus Mardhd^ n. sp.; Megalosaurus insignis, Desl.; Iguanodon Prestwichi, Hulke; 
Pelorosaurus humero-cristatus, Hlk. 

Hahn supérieur 

1. Assise à Lima aUemicosta et Ptérocérien inférieur. 

Hybodus aff. polijprion, Âg.; Mesodon aff. gigas, Ag.; MachimosaurtAS Hugii, Myr.; Steneosaurus 
(SericodonJ JugUri, Myr. 
% Ptérocérien supérieur. 

Lepidotus lœvis, Ag.; Microdon Hugii, Ag.; Téléosaurien ind. 
3. Assise de Freixial. 

Mesodon granulatus, Mstr.; Plesiochelys Choffati, n. sp. 

Infravalanginien 

Strophodus sp. 

Valanginien 

Lepidotus sp.; Anomœodus aff. complanatus, Ag. 

Urgonien 
Lepidotus sp. 



Couches d'Almargem et Bellasien infArienr? 

Edaphodon sp.; Stichosaurus Girardi, d. sp.; Pleurocœlus vcUdensis, Lydk.; Megalosaurus cf. su- 
perbus, Svg.; Iguanodon Mantelli, Myr. 

Bellasien (Cénomanien, partim) 

% Niveau de Polyconites (SphœrulitesJ Vemeuili. 
Scapanorhynchus f gracilis, kg. 

3. Niveau de Ostrea pseudo-afiricana. 

Scapanorhynchus? gracilis, Ag.; Lamna appendiculata, Âg.; Lamna semipUcataj Ag.; Lamna sut- 
cata, Gntz.; Corax fakatus, Ag.; Paleoniscide? g. nov.; Mesodon Limais n. sp.; Cœlodus cunei- 
formis. n. sp.; Cœlodus Choffati, n. sp.; Cœlodus Delgadoi, u. sp.; Oweniasuchus lusUanicus^ 
D. sp. 

4. Niveau de Pterocera incerta. 

Cœlodus Bocagei^ n. sp.: Clupea, sp.; Cimoliosaurus, sp. 

Turonien 

Lepidatus sp.? Pycnodonte ind.; Mesodon aff. Ricordeaui, Svg.; Cœlodus Bocagei, n. sp.; Cœlodus 
Ribeiroi, n. sp.; Anomœodus Woodwardi, n. sp.: C/tipea sp.; Sardinioides sp.; Osmeroides sp.; 
Kymatolepisf; Platycormusf; Chebnien ind. 



B 



tinoméraiioii dans l^ordre BOOloirtQno 



POISSONS 



S. olas. ElasmobranoM 



Ord. Sehchi 



Fam. Oestraoioxitid» 



Hybodus aff. polyprion, Ag. — Santa-Craz: Malm supérieur. 
Strophodus sp. — Brouco: lofravalangiuien, Valauginien, Hauterivien. 



Fam. Lamnid» 



Scapanorhynchus? gracilis, Ag. — Baforeira: Bellasien, niveau de Polyconites Vemeuili; Baforeira, Bel- 
las : niveau de Ostrea pseudo-africana. 
Lamna appendiculata^ Ag. — Bellas: niveau de Ostrea pseudo-africana. 



Lamna iem^lieata, Ag.— CoUIdb dn PendXo, près de Bellaa, Blreaa de Ortrea puuiù^firiena. 

Lanma tukata, Gnti. — Fort de Ja&qaeiro: mveaa de Ortraa p$mÊdO'a/rkaiia. 

Corax fakatui, Ag. — ColIÎDe da Pendlo, près de Bellas, nireaa de Ostrm ptmdtHifriciaia. 



S. olas. ^dooe^iall 
Oti: GUamMe) 




Edaphodon sp.?^Boca-do-GbapiiD, cip d'Espichel: cooebes d'Almargem etBeUatieiiiR|Mair(A|ittflB 
en Albieo ÎDlSrieur). 

S. tOaà. Tdeostml 

Orl. AeU»pt«7|H 

ram. PalœoalsoUnt 

JV. gm. Colline du Pendio; près de Betlas, nlvean de Osina jMeutfo-a/WeaHa. 
N. gm. — Même localité; mtm» niveau. 



Telragmot^ sp.— San-Pedro-de-Mnel; coaches à S^lothtimia Jàmnoni, étage Cbannonthien. 
Lepidotvs tovj*. Ag. — Fervença près Alcobaça: Lusitanien.— Santa-Croz: PtèrocérieD snpérieiir (Jd- 

rassiqae sopérteor de Suisse, de France, d'Angleterre). 
Lepidatus UuUaaiatB, n. sp.~Alcobaça: LusitanieoT 
Iqndottu sp.— Hexilboeira: ValaDginien. Bellas: Urgonien.— Colline da Pendlo: concbes i Oitreo 

ptÊUdo-africana. 
i>pi(fofw?-'AlcaDtara (Raton): Taronien. 

Tuo.. ^TOodontidM 

Microdw Bugii, Ag.— Santa-Cniz: Flérocérien Inférienr (Jttrassiqne supérieur de Snisse). 

Ueioâtm aff. gigat, Ag. on Metodon afim^ Nicolet — Santa Croi: Ptérocérien iofèriear (Jarassîqae so- 

P&leor de Suisse, de France). 
JUeaoion gnmtdiuui, Uslr. — Moulin de Cabednbas: concbes de Freizial (Portlandien). 
Metodon Skarpei, n. sp. — Haflra: groupe Néocomien. 

Mesodon Lmai, n. sp. — ColUne da Pendio, près de Bellas, ninao de Ottreapteudo-africana (Bellasien). 
Mesodm aff. Ricordami, Srg. — Alcantara: TtinnUeD. 

Cœlodua cimeiformiB, n. sp.— Entre liceia et VlUafrla, niveau de Ottrea puud(Htfticaaa (Beltaafoi). 
Cœlodui RibeiToi, n. sp.- Sargento-BIor: étage Tnrmien. 

Cœlodus Ckoffati, n. sp.— Colline dn PendSo, nlveaa de Ottrea pteudo-afTictma (Bellasien). 
Cœloduê Dtlgaioi, n. sp.— Colline du Pendao, niveau de Oatrea pteudo-africana (Bellasien). 
Cœtodtu ttocagei^ n. sp.— Nazareth; nivean de Pteracera incerta. — Figneira-da-Foz, Sargento-Hàr: 

CéBominim OD l^inHiiea. 
AtiomœoAu Woodwardi, n. sp. — Figaeira-da-Foz: Cénomanlen on TnrodNi. 
Afumaodm aff. &mplanatu8, Ag. — Forte da Gaia près Cascaes (ValanginlefiX 



FycnodotOes ind. — Marches, Bronco: Infrayalanginien.— Mexilhoelra, AlgaeirSo: YalaDginien.— Mexi- 
Ihoeira: Haulerivien, conches à Ostrea Cotdanù — Bellas: Urgonien. — Alcantara (Raton): To- 
ronien. 

S. olas. Teleostei 



Fam. Beryoid» 



Platycormus sp.? — Alcaotara: Taroûien. 



Fam. Olnpeid» 



Clupea sp. — Alcaotara: Turonien. 
Clupea sp. — Alcantara: Tnronien. 
Clupea sp.? — Alcantara: Toronien. 
Sardinoides sp.? — Alcantara: Turonien. 



Fam. SalmonidsB 



Osmmndes sp.?— Alcantara: Tnronien. 
lQ/malofepî5?— Alcantara: Tnronien. 



REPTILES 

Ord. lehthyopterygia 
Fam. lolithjosanxidœ 

Ichthyosaurus sp. — ^Alhadas: étage Gbarmouthien. — Murtede: mélange de Cbarmoutbien et de Toarcien. 

Ord. Sanropterjgia 
Fam. PlesiosanridsB 

Plesiosaurus sp. — Alhadas: étage Ghannontbien. 
Cimoliosaurus, sp. — Alcantara: étage Génomanien. 

Ord. Squamata 

S. ord. Ophidia 

Fam. Typhlopidœ? 

Symoliophis Ddgadoi, n. sp. — Alto-do-PendSo, coucbes à Ostrea pseudo-afrtcana (Bellasien). 

Ord. Chelonia 

ChéUmiens ind. — Bronco: Infravalanginien, concbes à Foraminifères, conches à Cyprina infravalangi- 
nîeiww.— Mexilhoeira : Valanginîen.— Ganeças: Bellasien, niveau du Placenticeras Ubligi.— 
Baforeira, Bellas: Bellasien, niveau de Ostrea p^etida-a^'cana.— Alcantara (Raton): Turonien. 



Fam. Plesioohelid» 

Plesiochelys Choffati, d. sp.— Villa-Franca-do-Rosario: étage Freixialin (Portlandien). 

Ord. Groeodilia 

Fam. Goniopholidid» 

Oweniasuchus lusitaniens, n. sp. — Forte de Junqueiro: niveau de Osirea pseudo-africana. — Colline 
du Pendao: (Bellas), niveau de Ostrea pseudo-africana. 

Suchosaurus Girardi, n. sp.— Boca-do-Cbapim, Cap d'Espicbel: couches d'Almargem ou Bellasien in- 
férieur (Âptien ou Albien inférieur). 

Fam. Teleosanrid» 

Metriorhynchus sp. — Fervença près Âlcobaça: Malm inférieur (Lusitanien). 

Machimosaurus Hugii, Myr.— Cesareda: Lusitanien, couches à Cidaris Choffati. — MalhSo (Alganre): 
couches à Perisphinctes effrenaïus.—SdUïidi Cruz: Malm supérieur (étage Portlandien de Suis- 
se; Jura blanc du Hanovre; Kimméridgien et Portlandien de Boulogne-sur-mer). 

Steneosaums (Sericodon) /t/flf/«^t, Myr.— Fervença : couches de Alcobaça, Makn inférieur (Lusitanien). 
Santa Cruz : Malm supérieur (couches à Ptérocères du Hanovre). 

Téléosaurien ind. — Pombal: Malm. — Cezimbra: Plérocérien. 

Crocodilien ind. — Au Sud de Azenbas-do-Mar : couches à Oslrea pseudchofricana. 

Ord. Dinosanria 

S.' ord. Sanropoda 
Fam. Oetiosanrid» 

Morosaurus Marchei, n. sp. — Ourem: Malm inférieur (Lusitanien). 

Pkurocœlus valdensis, Lydkr.— Boca-do-Cbapim, (cap d'Espichel): couches d'Ahnargem on Bellasien 
inférieur (Wealdien d'Angleterre). 

Fam. Atlantosanrid» 

Pelorosaurus humer ocristalus, Hlk.— Ourem: Mahn inférieur. — Yestiaria: Malm supérieur (Jurassique 
supérieur de Boulogne-sur-mer et d'Angleterre). 

S. ord. Theropoda 
Fam. Megalosanridœ 

Megalosaurus insignis, E. E. Desl.— Pombal, environs de Crasto, couches d'Alcobaça: Malm inférieur 
ou Lusitanien (Kimméridgien, couches à Ostrea deltoidea du Havre; étage Kimméridgien, cou- 
ches à Aspidoceras caktanus de Boulogne-sur-mer; étage Bolonien, couches à Stephanoceras 
portlandicus de Boulogne-sur-mer; étage Portlandien, couches à Perisphinctes bdaniensis de 



Bonlogne-snr-mer; partie supérieure du Portlaudien de Boulogne-sur-mer; Kimméridjj^ea 
de Deyizes, Wiltshire). 
Megalasaurus aff. mperbus, Syg.— Boca-do-Ghapim, cap d'Espicbel: couches d'Almargem ou BeUasiea 
inférieur (Aptien ou Albien inférieur). 



S. ord. Omitliopoda 



Fain« Iguanodontid» 



Iguanodon Prestwichi, Hulke. — Porto-de-Moz : couches d'AIcobaça; Lusitanien supérieur (Gummor 
Hill> près Oxford: Kimmeridge day; Portlandien supérieur de Boulogne-sur-mer). 

Igttanodon MantelU, Myr. — Boca-do-Ghapim, cap d'Espichel: couches d'Ahnargem ou BeUasien infé- 
rieur (Wealdien de l'île de Wight, de Belgique; Lower Greensand de llle de Wight, du 
Sussex, du Kent; Néocomien du Bradfordshire). 



Août, 1897 




DESCRIPTION DES ESPÈCES 



POISSONS 

ORD. SEUCKI 

FAH. CESTRACIOirrmA 
HTB0DV8 lit POLTPRIOH, kg. 

Uns dent troorée i Santa-Cniz dans le Malm SDpérieor ressemble i cdle qui t éti figurée 
par Flicke sons le nom A'H. pt^yprion, Ag. * Smith Woodvard ' rapporte, ivec doate, les dents tron- 
Tées dans le terrain Jurassique supérieur du Hanovre i Hybodiu groêtieomu, Ag.; le type de cette 
dernière espèce est dn terrain Batbomen, de môme qne H. polj/prim. 

STHOPHODVS Bp. 
PLT,fig.l 

Dans les conches infravalanginlenoes de Bronco ont été recueillies des dents toat h fait com- 
parables à celles qui ont été décrites par Fictet et Gampicbe comme prorenant du terrain Aptlen et 
Néocmien Inférieur de la Suisse*; ces dents ne peuTent être spécifiquement séparées de celles du 
S. niiretiaàatus, Ag. de la partie supériem-e des terrains jurassiques. 

V. GboflU cite la présence da genre SfropAodiu dans les étages YalaDginien et Hauterivien. 



FAM. UJOflDf 



SCAFAHORETHCEUS (T) eRACILIB, Ag. 

Agassiz a décrit sons le nom â'Odontaapis gradlia des dents de squales provenant du terrain 
Néoconien de Suisse; celte espèce, d'après Gibbes et Giebel doit être sans doute réunie i 0. luto- 



* Dk fmitm FUAt atu dn oitrm JuratdûAtm von Hamover (Palaontographiea, t zzm), p. 393, pi. as, flg. 17, 18. 

'Catalogui oftht foita /Uut in tkt Britùk Mutam, 1 1, p. S70. 

*Aa. er«(K^<IaS«* Cmx.p. 9S,pl. zn.flg. {-6;1858. . ."' 



11 

lata, Ag., qui a été signalé depuis l'étage Albien jusque dans Tétage Danien; Smith Woodward rap- 
porte provisoirement les deux espèces précitées au genre Scapanorhynchus. ^ 

Des formations crétaciques du Portugal» M. Gboffat cite 0. graciUs du Bellasien, couches à 
PolyconUes Vemeuili et du niveau de Ostrea pseudchafricana. 



LAMNA SEMIPLIGATA, Ag. 

Agassiz a figuré sous le nom d'Otodus semiplicaius,^ d'après Munster, une dent recueillie dans 
le Planer de Strâhla près Dresde, dent caractérisée par la présence de nombreux plis près de la base 
de la couronne; l'espèce a été depuis recueillie dans les étages Cénomanien et Turonien de France, 
d'Angleterre, de Saxe et de Bohème, d'après Smith Woodward. ' 

Nous rapportons à Lamna semiplkaia une dent provenant du niveau à Ostrea pseudo-afiricanaf 
Bellas (de Alto-do-Pend3o). 

LAMNA SULCATA, Geiniti 

Dans la collection du Musée de Lisbonne se trouve une dent de Sélacien provenant des cou- 
ches à Osirea pseudchafricana, du Fort de Junqueiro; cette dent, assez fortement roulée, doit être rap- 
portée au genre Otodm, genre que Smith Woodward réunit au genre Lamna, Guvter; elle ne peut 
être attribuée qu'à Otodus (Lamna) appendicutatm, Ag., ou à Otodus (Lamna) sulcata^ Geinitz. 

Ainsi que nous l'avons montré en 1872, ^ cette dernière espèce diffère de 0. appendiculatus 
par les dents plus élancées et plus étroites; la face externe, au lieu d'être presque plane, est bom- 
bée par un fort pli médian; à la face interne se voient, à la base, de nombreux plis. Sans les plis, 
qui, par suite de l'usure, ont pu disparaître, les caractères que présente la dent que nous avons pu 
examiner sont ceux de Lamna sulcata, espèce qui a été recueillie, diaprés Smith Woodward, dans le 
Cénomanien et dans le Turonien d'Angleterre, de France, de Belgique, de Saxe, de Bohème, dans le 
Sénomien du S.E. de l'Angleterre, dans le terrain Grétacique du Texas. ' 



GORAX FALGATUS, Ag. 

Cette espèce a été recueillie à Alto-do-PendSo, dans les couches à Ostrea pseudo^fricana; 
elle a été signalée dans le Cénomanien et le Turonien du Sud d'Angleterre, de France, de Suisse, 
de Saxe, de Bohème, de Galicie, de Russie, dans le Sénonien de France et d'Angleterre, dans le 
Crétacique des Etats-Unis. 



«• 



1 Cat. fotsU fishes British Muséum, 1. 1, p. 359. 

^Redi, sur les poissons fossiles, t. m, p. 272^ pi. 36^ fig. 32. 

3 Cat. fossU fiÀes British Muséum, 1. 1^ p. 397. 

^ Recherches sur les poissons fosnles du terrain eritacé de la Sarthe (BtM. Book hautes études, t. v). 

» Op. (it., t ï, p. 398. 



ORD. CHIIŒROIDEI 



JAK. GBIMBKIDA 




PLIT.flg.! 

Nous rapporfaMts arec doate t ce genre nn fragmeat de micbofre de Gtiiinto>ïâe reoMiUI Ji 
Boca-d(><3upini dans l'étage ÀpUee ^on Albiep infériear; ce fragment iodiq» tme espèce de Ji taille 
de JEdopAodon B»tàii, Newton, des eoDChes i phosphates de Cambridge. * 



ORO. KTIIOPTERYGII 

TAM. DES PALAHn&dDËESf 

Noos avons pn étodier des écaiQes de poissons recoeilties à la colline da Pendio, près de I^il- 
|as, nlrean de FOdna p»eud»-afrieana (Génomaniea), qu indiquent on genre nonrean, dont la place 
est Incertaine, mais qui doit faire partie de la soas-classe des Ganoïdes. Les séoles écailles qni aiedt 
quelque ressomUance arec ceûes qae nous allons décrire sont celles des Gyrolapù; ces deniiers sont 
dn Hnschelkalk et appartiennent à la famille des Paùuiiiteida; or, cette famille est essentiellement 
paléoHdqoe; snr 24 genres, 1 est, en effet, Dévonien, 10 sotA da Carbonifère, 6 dn Permlen; il est 
vrai de dire (pie K genres sont Triasiqnes, qae 2 sont Liasiqnes et qae les espèces qui comp<»eat 
le genre Cocœtepù se tronvent depuis le Lias jasqo'è la partie sopérienre des terrains jarassiqnes. 

Dans la fiimille des (ktiaeatahidées, noos aToos le genre Macropoma, des terrains crétacés 
moïen et snpériear, dont les écailles sont grandes et -enveloppent tont le «h^ d'une épaisse durasse; 
les éçaiÙes sont granolées i lear surface; elles sont, en général, de fbrme rtwmbbïdale ; c'e&t, da 
moms ainsi qu'elles se présentait dans-leur sapeiposltion; iscdées, elles oai une forme fort difféi ente, 
lorsque la racine est consorée; en eiaminaot les écailles à la bnpe, on recnmalt que les rugosités 
de leur surface sont occasionnées par une quantité de petits tubercules allongés, oa plutèt de petits 
cylindres pointas, que recouvrent toute la partie visible des écailles; les plus gros et les plus longs 
sont au milieu de l'écaillé; ceux des bords sont plus courts et plus grêles.' 

Les écailles recueillies dans l'étage Cénomaniea du Portugal, bien qne ressemblant, par certains 
pcHuts, i celles des 2êKr(^toma, en différent assez pour qu'elles indiquent un genre distinct. Ces écail- 
les sont grandes, pouvant avoir 22 mill. de haut snr 45 mill., épaisses, 2,S mill. au bord antérieur, 
de flMrme riiomboïdale; le bord antérieur qui est lisse, est taillé en biseau ponr s'inlercaller sous 
l'écaillé de la rangée précédente; la partie visible de l'écaillé est brillante et porte de forts plis ir- 
régnllers, qui se terinioent au bord antMeur; l'un de ces plis peut être beaucoup plus fi^qQé tes 
antres. 



*3S«CUiianM)UM(^tlU8H(âhCn«aca»in)db(Jbm. 0<ol. nrv, 1878, pi. TI). 
■A|iuix: Paiuont fanait, t n, S, p. 175. 



Dans les mêmes couches qae celles où l'on a recueilli les écailles que nous Tenons de décrire 
ott a troavé la pièce figurée sous le n.^ 5 de la planche L Cette pièce, fort étrange, nous semble 
être une écaille de pdsson Ganoîde indiquant un type nouveau; Técaille, par sa forme, est intermét 
diaire entre les genres à écailles rhomboidales et ceux à écailles arrondies; la surface émaiUée, fojt 
brillante, est ornée de lignes très-saillantes, de forme irrégulière, plus grandes généralement yers 
la i>artie centrale que vers la périphérie ; le bord libre de Técaille est plus mince que les autres; la 
longueur de Técaille est de 15 mill., sa plus grande hauteur de 11 millimètres. 



FAH. SEUONOTIDJE 



TETRAGONOLEPIS, sp. 
PL V,fig. 2 

Le Musée national de Lisbonne possède des débris de poissons que Ton doit rapporter au 
genre Tetragonolepis, genre si caractéristique du Lias; ils ont été trouvés à Pentelheira, près de San^ 
Pedro-de-Mael, dans les couches à ScUotheimia Jamesoni, étage Gharmouthien. 

Les écailles de la partie antérieure du tronc sont très hautes et, par cela même, étroites, tnûs 
fois et demie aussi longues que hantes, brillantes, ornées de lignes rugueuses et irrégulières. Les 
écailles de la partie moyenne du corps, plus petites, sont une fois et demie plus hautes que longues, 
ornées de quelques pustules grosses, irrégulièrement disposées, formant des lignes rugueuses vers 
le bord libre de l'écaillé. Les os de la ceinture scapulalre sont forts, très rugueux. 

Les débris que nous venons de signaler indiquent une espèce de la taille de T. angulatus ou 
pustulatus. 

LEPIDOTUS LiEVIS, Ag. 
PL m, ûg. 11-12 

Agassiz a décrit sons ce nom^ un poisson du calcaire à Tortues de Soleare; l'espèce basée 
sur l'examen de deux écailles de la région du dos est par cela même peu caractéristiques, de telle 
sorte qu'elle a été méconnue par la plupart des paléontologistes. 

Plus tard, en 1860, Pictet et Jaccard* ont décrit sous le nom de L. Icevis une grande partie 
dVn poisson recueillie dans la carrière même dont provenait le type de l'espèce établie par Agassiz 
et c'est au mémoire publié par les deux paléontologistes suisses que nous venons de citer qu'il faut 
se rapporter lorsque l'on étudie le L. lœbis. 

Sous ce nom on a certainement confondu plusieurs espèces, de telle sorte qu'on admet géné^ 
ralement que le L. lœvis a vécu pendant la pins grande partie de Tépoque Jurassique moyenne et su- 
périeure, depuis l'étage Oxfordien jusqu'au haut du Portlandien. 

Agassiz avait déjà distingué sous le nom de L. palliatus une espèce de grande taille basée 
sur l'examen de quelques écailles recueillies dans l'étage Kimméridgien de Bonlogne-sur-mer,' es^ 
pèce qui n'est pas l'âge adulte de L. lœvis, comme Pictet et Jaccard sont disposés à l'admettre; 
ahisi que nous l'avons montré les deux espèces sont bien distinctes.^ 



^ Rech. sur let poisêont fowUi, t. n^ p. pL ^, fig. 4-5. 

2 Maiiriaiux pour la PaUotUologie Suisse.— DeicripHon des Reptiles et Poissons fossUes de VHage Yirgviiên du fnrq 
Neuchâidois, p. 26^ pi. vi^ vn. 

> Op. eU., p. 255, pi. 29«, fig. 23. 

^ Mim. sur les Lepidotus maximus ei L. paUiatus (Mém. Sœ. gèal, Fr.; 1877)* 



u 

Em U»t, QmmieA a fÉà omuÊn mm te mm 4e L fi^mimi wm ttfèot di 
4b Wwrtmbtrg,^ ^^f/èce ^/m tmêlk WoMlvard npforte m L manÊm, WjfMr.^ Im 
tm tram étm féUfe Oftoftw 4e nroMe art éié rapporté» par «w i «m eqièoe 
1^ Im^^ eipêce fae fMWi atow 46crie ioai le mm 4e lu lmi§Êim^ 

U tfHtffikm 4 Mctefam (SÊmâmfiimàin, WMbfalre); tek iMl ta iL fatijfhw, Woo4., L. 

flaw le torraiB UmmÊiifiAii^m iolkieor 4a Havre oo a recwOi eifti fa piai graide p«lie 
i:m yfémm qui todi^fae ooe eipéee qui ne peut élre coofeDdae arec I. (crm^ bieo qae fomoe 4e 
Oilte 4emM9re. t^kM <|oe iMii arao$ bit <Miiiattre mis le dom 4e L. LtmàariK 

yUjm 4eiroM 4'aiUeiiri (aire rmarqoer que les e^>ëtes que Doui veiiOM dlodiqwr aoBt ios- 
fe»t 41A(^ â diirtiof oer Irursqoe Tod ne pOHé4e que 4ei écaiflei bolées, comm t'est fèoénle- 
•m le cas. 

Qttoiqdll en ictt, c'est m h. ktvis que Too doit rapporter les écailles qu ost été reoMiliea 
m Poftapt, ï fimU Cm, dans le Plérocérieo mtèrtear; ces éeaiUes soot, eo ellet, eo loos points, 
mnpiraUei à cellea qoi oirt élé fiforées par Pictet et Jaccard; il eo est 4e iiCaie pov les 4ébris 
Iroofée k Viomen^ prèi AJcobaca, daos le Lasttaojeo. 

Koos s«0M»es disposés i rapporter ao feore Létfidam qoelqoes vertèbres reeoefllies \ Santa 
€ï«s, 4atts le néf océrieii iutkrieui. Ces Tertêbr^^, Covleoieot bi-coocares, ont 7 aulL 4e long; le 4ia- 
aéiri firtical et le 4iai»étre tMMènlf qui soot éfaitx, ont 10 nûiL 



Ft IV, if. 2 

Les coUectioos de la Coomiissioo géologique da Portugal reoCnnieot im fragment de Ltpidamt 
dont Torigioe est Uyot^rVAmf nais qd paraît provenir d'Alcobaça, c'est-i-dire, des coodies dn Losila- 
nieo ou Malm iutkrmr. 

Le fnpmui qoe nous avons pu étudier se compose de la partie antérieure dn tronc et d'une 
partie de la léle; il indique une espèce de plus petite taille que le 1. lœtiê, Ag.» telle que cette es- 
pèce a été figurée par Fictet et Jucêri^. 

La tête est liante de 80 mill. L'opercule, pris de deux ibis aussi haut que long, présente un 
bord en relief 1 son union avec le préopercule; le bord supérieur de Tos est moins long que le bord 
intérieur, qui présente une pointe arrondie dans sa partie médiane* Le sous^ipercule, qui est peu 
grande est pourvu postérieurement d'une pointe qui ranonte le long de Topercule. Le préopercnle est 
relativement assez large et ne parait pas remonter Jns^'l Tauf^ antéro-supérieur de Topercule. 
L'interKipercule, qui est petit, est entrâié par un pnrfongement que présente le bord infiMeur du 
préopercule. Les postorbltaires sont larges. Au dessus de Topercule et du (M-éopercule se trouve un 
os de forme aliofigée qui nous parait représenter le squamosal; puis au dessus, nous vojrons le su- 
pratemporal, qui est relativement grand* Tandis que les os de la face sont lisses, les os de la voftte 
du crine sont ornés de granulations espacées. Les écailles qui sont lisses, sans siDoos ni dentelures 



< Handb, dsr PHnfadi, p, iW, pi xn, fif . iS. 

t Cat foêêU fishm BrUiêh Muuim, i, m, p, 100; leM. 

* Ktud4 Êur Ui poisionê H Uê RiptiUê du Urraku CrHuk H Jwa$êiqiiie$ $u§érimn 
namn, mo, p, SS) 

4 a. HmUt Woodward; Cat. foaU fithêi BrUiêh Muêmm, t m; 1896. 

* ihêltêtin de ia the. géologique d$ Normandie, t xir, 1893, pL L 

« lUptilêi H poiiioni foêêiUê de fàoçê VirgMtn in Jwra NmukâtMê; pL YL 






15 

an bord libre» sont moins longues que chez I. loms; ces écailles sont une fois et demie aassi haih 
tes que longues. 

L'espèce que nous décrivons diffère de I. kevis par la forme des pièces de l'appareil operco- 
laire et par la hauteur des écailles de la partie antérieure du tronc; elle ne peut être confondue avec 
l'espèce du terrain Eimméridgien du Havre que nous avons fait connaître sous le nom de L. Lermieri ^ 
et qui a les écailles de la partie antérieure du tronc pectinèes et denticulées au bord libre. 



LEPIDOTUS gp. 

Ce genre nous est connu à l'époque crétacique par une écaille recueillie dans l'étage Valan- 
ginien, et par une dent provenant des couches cénomaniennes de la colline du Pend3o; ces débris 
sont trop peu caractéristiques pour qu'on puisse déterminer Tespèce» qui devait atteindre la taille du 
Lepidotus ManteUi, Ag. 

Quelques débris recueillis entre Lycea et Yillafria, dans les couches du niveau à Ostrea 
pseudihafricana nous semblent pouvoir être rapportés à un Lepidotus d'assez grande taille. 



FAM. PTCNODONTIDJE 

UCRODON HUUn, Ag. 
PL I, fig. 6 

Agassiz a décrit sous ce nom un poisson de l'étage Portlandien du Jura Suisse; les caractè- 
res de l'espèce «consistent dans la forme anguleuse des dents principales; la rangée externe est 
beaucoup plus déprimée que les deux autres.! 

Ces caractères sont ceux que l'on voit sur un fragment de splénial trouvé dans le Ptérocérien 
supérieur (Malm supérieur) de Santa-Gruz; les dents de la rangée principale sont rhomboîdales; les 
dents de la rangée intermédiaire, plus petites, sont ovalaires*. 



MESODON, aff. GIGAS, Ag. 

On a recueilli à Santa-Cruz dans les couches du Malm supérieur (Ptérocérien inférieur) une 
dent incisive de Mesodon qui, par sa taille, ressemble aux dents attribuées par Pictet et Jaccard au 
M. gigas, Ag., ou au M. affinis, Nicolet'. 



MESODON GRANULATÏÏS, Munster 
PI. I, fig. 7 

Le fragment de splénial que nous figurons doit être rapporté à l'espèce décrite par Munster, 
telle que cette espèce a été définie par Frische^; ainsi comprise elle a été signalée dans le Corallien 

^ Description de deux espèces nouvelles de poissons du terrain Kimmêridgien du Cap de la Béve (Bulletin Sac qM. 
de Normandie^ t. xiv ; i893). 

' Cf. Pictet et Jaccard: Reptiles et poissons de Vétaqe Virgulien du Jura Neuehdtelois, p. 56, pi. XIII, fig. 4-8. 

' Matériaux pour la Paléontologie Suisse, — Description des Reptiles et Poissons fossiles de l'étage Virgulien du Jura 
NeuMtdois, p. 70, pi. XY. 

^ Die foitiUn Pische aus den oberen JurasMthten von Bannover (Palœoni, Bd. zxn, p. 309, pi. Il, fig. i à 5). 



u 

Ki iWir QneBstodt t b^ oomiltre aotu le nom da L tigamkm m» eipèce dn Jura Blanc 
da WwlHibtuv/ upè» qge SmUh Woodward nt^xule la L. maxi w m , Wagner.' Les écailles que 
l'OD imntt dans l'àti^e OzlbrdieD de IToute uit été rapportées par dobs i dm eipèce distincte de 
£. iaviit e^tèee que nous aTous déertte som le onn de î. lavitâtma.* 

D'airtret «^tiees, dont les éeaUlea aoDt Uasea oiU été éUUies d'apria â«B «ienpiair« profane 
da TOiiwdMi d'ABgletarre (BiiBtiii|doiubir«, WUtibire); tela aoot les £. Utifim», Wood., £. «•- 
arocMrm, Eg.. JL Idadn. WoodV 

Dans te temîD Kimmèridgirai infëriear du Bavre od a recueilli enfin la phia grande pvtfs 
d'oD pdssoD qni indique une espèce qni ne pent fltre etHiflndae avec L. tomt, bien qoe Tolsfaw de 
cette dernière, espèce qae nons avons fait connaître sons le nom de L. LnmieriK 

Noos devons d'ailleors faire remarqaer qoe tes espèces qne nons venons d'indiqner sont soq- 
vent dilDcile à disUngner lorsque Vaa ne possède qne des écailles isolées, comme c'eat gteénift* 
ment le cas. 

Qnoiqn'il en soit, c'est an L. Unis qne l'on doit rapp(»1er les écailles qni ont été recoeUttae 
en Portogal, h Santa Cmz, dans le Ptérocérien infiMenr; ces éeadles sont, m effbt, en tons pdnb. 
ecHo^nraUes à celles qui ont été figurées par Plctet et laccard; il en est de mdme pour les débrto 
trooTés k Ferreoct prèa Alcobaça, dans te Lndtanîen. 

Nons sommes disposés i ri^iportMr an genre L^dauu qœlqnes Tortébres recnMlUea à Santa 
Gras, dans le Ptérocérien Infôrieor. Ces vertèbres, fimêment bi-concaves, ont 7 milL de kmg; le dia- 
mètre vertical et te diamètre bi-latéral, qni sont égaux, ont 10 mill. 



LIFID0TU8 LiraiTlHICn, B. 9. 
PLIV.fig.S 

Les «Sections de U Commission géologique du Portugal renferment un Ikvgment de Ltptdanu 
dont l'ori^ne est incertaine, mais qui parait provenir d'Aladtaca, e'est-k-dire, des conches dn Lusita- 
nien ou Halm inférleor. 

Le fragment qne nous avnis pu ètodier se compose de la partie anlérienre dn tmic et i'm» 
partie da U tête; il indique une eipèce de pbu petite tailte que le £. tevà, Ag., telle que cette es- 
pèce a été' figurée par Pictet et Jaecard*. 

La tète est bante de 60 miU. L'opercale, près de deux fms ansd hwai qne kmg, présente tm 
bord eo relief i son nnion arec le préopercnle; te bùri snpérienr de l'os est moins kmg qne te bord 
infériev, qui présente nne pc^te arnmdie dans sa partie médiane. Le sons-<^)ercnIe. qui est pea 
grand, e>t pourvu posl^ienremait d'une peinte qui remonte te long de r(q)ercule. Le prÀ)percnlé ett 
retetivement assez large tA ne parait pu remonter jusqn'i l'anj^ antto>-snpèri«ir de l'opwcoteJ 
L'inter^^Mreate, qui est petit, est entamé par un prdongemént que présente te bord hirèrieur dd 
préqiienciila. Les poslortdtairea sont larges. An desms de l'opercule et dn prèq[tércnle se trouve un 
os de forme aDnigèe qui nons paraît représenter le sqnamosal; puis au dessus, nons voyons te su- 
luratempenl* qoi est relativeipent grand. Tandis qne les os de U face sont lisses, les os de la voftté 
dn criBs sont oméa de yanuUtittis agacées. Les écailles qni sont lisses, sans siUons ni dentelures 




■ Eanib. dir P«^Mt, p. l», pi. xn> fi|, iS. 

sCtt foaa lUitt Britiik JhMMn, t m, p. 106; 1896. 

* BtHd» tw 1m poinmi tt lu BtptQu iet Mitomi Cràatét M Jwamqm t u p éri tmv dt VYinmê (Btdl. Sse. nat. dt 

« a. Smith Woodward; Col. faoU fitku BritiA HvimM, L m; 1896. 
*iWMM de la 80e. ffUogiqM di Normmdù, t Jtr, 1893, pi. L 
*aÊptauHpoiiiaufoaamdirMêgê rirgulM» du An StudtdUoàt ji.\l 



15 

an bord libre, sont moins longues qae chez L. kmns; ces écailles sont une fois et demie aussi haih 
tes que longues. 

L'espèce que nous décrivons dififôre de L. Icevis par la forme des pièces de l'appareil operca- 
laire et par la hauteur des écailles de la partie antérieure du tronc; elle ne peut être confondue avec 
l'espèce du terrain Kimméridgien du Havre que nous avons fait connaître sous le nom de L. Lmnim *■ 
et qui a les écailles de la partie antérieure du tronc pectinées et denticulées au bord libre. 



LEPIDOTUS sp. 

Ce genre nous est connu à l'époque crétaciqne par une écaille recueillie dans l'étage Valan- 
ginien, et par une dent provenant des couches cénomaniennes de la colline du Pend3o; ces débris 
sont trop peu caractéristiques pour qu'on puisse déterminer l'espèce, qui devait atteindre la taille du 
Lepidotus BlanteUi, Ag. 

Quelques débris recueillis entre Lycea et Yillafria, dans les couches du niveau à (ktrea 
pseud(hafricana nous semblent pouvoir être rapportés à un Lepidotus d'assez grande taille. 



FAM. PTGNODONTIDJE 

UGROnON HUUn, Ag. 
PL I, fig. 6 

Agassiz a décrit sous ce nom un poisson de l'étage Portlandien du Jura Suisse; les caractè- 
res de l'espèce «consistent dans la forme anguleuse des dents principales; la rangée externe est 
beaucoup plus déprimée que les deux autres.! 

Ces caractères sont ceux que l'on voit sur un fragment de splénial trouvé dans le Ptérocérien 
supérieur (Malm supérieur) de Santa-Gruz; les dents de la rangée principale sont rhomboïdales; les 
dents de la rangée intermédiaire, plus petites, sont ovalaires *. 



MESOnON, air. GIGAS, Ag. 

On a recueilli à Santa-Gruz dans les couches du Malm supérieur (Ptérocérien inférieur) une 
dent incisive de Mesodon qui, par sa taille, ressemble aux dents attribuées par Pictet et Jaccard au 
M. gigaSf Ag., ou au M. affinis^ Nicolet'. 



KESOnON GRANULATÏÏS, Munster 
PI. I, fig. 7 

Le fragment de splénial que nous figurons doit être rapporté à l'espèce décrite par Miinster, 
telle que cette espèce a été définie par Friscbe^; ainsi comprise elle a été signalée dans le Corallien 



^ Description de deux espèces nouvelles de poissons du terrain Kimméridgien du Cap de la Héve (Bulletin Soc gioL 
de Normandie, t. xiv; i893). 

' Cf. Pictet et Jaccard: Reptiles et poissons de Vêtage Virgulien du Jura Neuehâtelois, p. S6, pi. XIII, fig. 4-8. 

' Matériaux pour la Paléontologie Suisse. — Description des Reptiles et Poissons fossiles de l'étage Virgulien du Jura 
NeuMMois, p. 70, pi. XY. 

^ Die fosiilen Pische aus den oberen Jurasehiditen von Hannover (Palœoni. Bd. zxn, p. 309, pi. II, fig. i à 5). 



46 



^L.. . 



et te EîmmeridgieD da Hanovre, de Wurtemberg, dn sud de rÂDglelerre et c|aps le Jorassiqiiç w^ 
périeur du nord de la France. - . , .^ 

Sur l'exemplaire faisant partie de la collection Stuart et recueilli au Moulin de Ca))ecinhas 
(Arrabida) dans la partie supérieure des couches de Freiiial, les dents de la série prin€4)ale soot 
ovalaires et décroissent assez rapidement de grandeur; les dents de la rangée interne spnt petites!, 
irrégulièrement distribuées, les dents de la série externe, un peu plus grandes sont également irré- 
gulières. 

XESODON SHARPEI, n. sp. 

PL I, fig. 8 

On a recueilli à Mafra, dans des couches faisant partie du groupe Néocomien, la plus grande 
partie d'un vomer qui indique une espèce de grande taille; le diamètre transverse de ce vomer est, 
en effet, de 30 miil. Les dents de la rangée médiane sont régulièrement ovalaires et décroisseqt à 
peine de grandeur; elles sont légèrement espacées; les dents des séries latérales sont irrégulière- 
ment arrondies et contiguës. 

MESODON LIMAI, n. sp. 
PL I, fig. 9 

Splénial large et court, ayant environ (r,020 de long sur (r,015 dans sa plus grande largeur. 

Rangée interne composée de petites dents arrondies, au nombre de 8 à 9; les dents de la 
rangée principale, au nombre de 7 à 8, sont ovalaires, à extrémités arrondies, sensiblement de même 
grandeur pour les quatre postérieures, la cinquième, plus petite, étant suivie de deux ou trois dents 
beaucoup plus petites et de forme arrondie; les quatre rangées de dents de la série externe ont une 
forme irrégulière. 

Colline du Pend3o: Etage Bellasien, niveau de YOstrea pseudo-africana. 



MESODON, gp. 

Dans les couches turoniennes d'Alcantara (Raton) on a recueilli un fragment de splénial de 
Mesodon qui, par la disposition des dents rappelle le M. Ricordeaui, Svg. du terrain Aptien du dé- 
partement de l'Yonne ^ 

CŒLODUS GUNEIFORMIS, n. sp. 
PL I, ûg. 11 

Vomer allongé, ayant environ (y°,045 de long, sur (r,025 de plus grande largeur. Dents de 
la série principale espacées, de forme ovalaire, diminuant régulièrement de grandeur, portant une 
profonde fossette transversale; environ 12 dents aux autres séries, irrégulièrement ovalaires, dimi- 
nuant de grandeur et portant une profonde fossette. 

Entre Lycea et Yillafria: niveau de V Ostrea pseudo-africana. 



^ Etude sur les poitsons et les reptUes des terrains erétaeés et jurassiques stqtérieur de VYùnne (Bull, soc se naU de 
rVonne, 3« ser., 1 1, 1880, p. 40, pi. U, fig. 3). 



17 



GŒLODUS RIBEROI, n. sp. 

• ■ 

PI. I, fig. 12, 12 a 

Dents de la série principale oblongues, portant une fossette plus ou nioni^^ n^..^^ _ ^- 

cavées à leur bord postérieur; dents de la série externe irrégnlièrement arrondies, sensiblemenrde 
même grandeur. 

Cette espèce, qui nous est connue par un vomer^ diffère de L gyrodoides, Egerton, du Green- 
sand de Pinney Bay (Dorsetshire), ^ par les dents de la rangée principale non encavées au bord pos- 
térieur et par les dents de la série externe plus arrondies; 

Sargento-Mor: Etage turonien. 



GŒLODUS BOCAGEI, n. sp. 
PL I, fig. 16, 16, 17 

Voisine de C. Mantelli, du Weald, cette espèce en diffère par les dents internes plus allongées, 
et les dents externes plus arrondies. 

Le splénial que nous figurons a 0,°*045 de longueur et 0,°^38 dans sa plus grande largeur. 
Les dents de la série interne sont allongées, deux fois et demie plus larges que longues pour les 
dents postérieures, non tordues, les deux extrémités ayant même diamètre, et décroissent régulière- 
ment de grandeur. 

Les dents de la série médiane sont ovalaires, au nombre de 12; les dents de la série externe, 
de forme ovalaire, correspondent à l'espace qui sépare deux dents de la rangée intermédiaire. 

Etage turonien: Figueira-da-Foz, Sargento-Mor (Musée national). 

Nous rapportons à la même espèce un splénial qui présente les mêmes caractères principaux. 
Les dents de la rangée principale sont grandes, ovalaires, à angles arrondis, Tangle externe étant un 
peu plus large que Tinterne. Les dents de la rangée intermédiaire^ plus petites que celles de la ran- 
gée principale, ont même forme. 

Nazareth; niveau à Pterocera incerta, (Génomanien). Un fragment de splénial provenant delà 
colline du Pendao, niveau à Ostrea psetido-africana, peut être rapporté au C. Bocagei. 



GŒLODUS GHOFFATI, n. sp, 

PI. I, fig. 18, 19 

Dans cette espèce le splénial devait être long de 40 milL; à la rangée interne les dents dimi- 
nuent régulièrement de grandeur et sont ovalaires; elles ne sont pas tordues sur elles mêmes elles 
deux extrémités ont même largeur. La série externe se compose de deux rangées de dents; les dents 
de la rangée externe sont irrégulièrement ovalaires, au nombre de 12 ou 13, plus petites et arron- 
dies dans la partie antérieure, où la série revient» en s'infléchissant» vers la série principale. Les 
dents de la rangée intermédiaire sont au nombre de 8; nous notons d'abord deux petites dents de 
forme arrondie, pui3 des dents arrondies, diminuant peu de grandeur d'arrière en avant. 

Nous rapportons à la même espèce un vomer long de 30 mill. ayant 16 mill. de large à la partie 
postérieure, 7 mill. à la partie antérieure. La plaque est bombée dans son ensemble; la partie mé- 
diane, sensiblement plane, porte dix dents de forme ovalaire, décroissant régulièrement de grandeur. 



* On tome new PycnodorUs (Ged. mag. t. iv, pi. iv, fig. 3 ; 1877). 

Novembre, 1897. 



de telle sorte que les dents antérieures devieDDent sensiblement circulaires. On eooiite dix dents à 
la rangée externe et autant à la rangée intermédiaire; ces dents sont arrondies. 

Voisine de Cœlodm Bocagei, Svg, l'espèce que nous étudions en difltav pir lei deoU de- Il 
rangée interne du spléniai moins allongées. 

Colline du Pendâo, étage Bellasien, niveau à Ostrea pseudo-africana. 




CŒLODDS DELGASOI, n- ip. .;i:';"<>: •:> ■•it^'riu 

PI. I, fig. 13 et 14 -■ ' 

Tt^sme de C. Ckoffati, celte e^)èM «i ffllKre par le i^UdM phu trapn^ mec lei deàlii ii«^ 
roodies, lo lien d'ôtre ovalaires; les dente da vomer préseatn^ le Maie ttncfàn. - 

Le splénial court et trapu est long de 17 tnill.; large de 11 mill.; doos Toyoos six dente k )i 
rangée prindpale. les denx postérieures plus g'randes et de forme oralalre. Les dente de la sMe ex- 
terne sont petites, arrondies plus petites en avaut. 

NoDS rapporttms à la nséme espèce un vomer long de 13 mill., large de 7 miU. dans sa par- 
tie postérienre; la partie médiane da vomer est plane, les dente de la rangée externe se troannl 
snr on plan inTériear. cnnme diez C. ^Aojfotf. La rangée prfodpale comprend K on dente, petites. 
sobcircnlaires. serrées; les antres rangées se composent de dente de mtaie Ibnne et sensOilMneiit de' ' 
mémo grandeur. 

Cette tq;>èee a été troorée à la coUfne do Pendio, vknxà <tt Otma-pmiéb^ifliecHia; ' ' ' ' 

BElntSimiKEODUS 

H. Forir * a fait connaître en 1889 sous le nom d'Anomœodus Fraiponli un splénial trouvé dsnrf 
l'étage Danien de Maeslricht; en 1893, Smith Woodward,* décrivant une espèce du Cénoraanien de 
Cambridge, l'Anomœodus superbiis a mieux défini le genre; établissant que le Gyrodus angttstus, A},'., 
appartient à la même coupe générique que le Pycnodus subclavalus, Ag., Smith Woodward a bien iJé- 
limité le genre Anomœodus dans lequel il faut faire rentrer les Pt/cnodiis subclavatm, Ag., Pycnodus 
dittam, Coqoaad, Ggrodut angtuta$, kg., Pyenodua eretaeats, Hébert, ÂHomœoOas wmM, Woodward, 
Pyenodas Àmittri, Ag., et lès d«a e^iéees types do genre.' 

AROwnmDS worawABDi. n. ip. 
n ï, %. ao 



Cette espèce, qui nous est connue par un fragment de splénial, diffère de A. wperftiu, Wood, 
par les dents plus allongées. Les dents de la rangée principale sont grandes, prëis de trois fds aussi 
larges que longues, non tordues; l'exlrémité externe de la dent est plus étroite. qaefinterDe. 

Environs de Figaeira da Foz : probablement de l'étage Cânomaaien on da 1 



iAM. Soc OM. BUtiqM, l xn, p. UB, pt. XIV. fig. 1. 

* âMt. Mag., t X, p. 48», pi. XVI. ig. 8. 

' Cat. fima fidm JnW* Miiiiiiii. t m. p. «8; 18M. 



19 



ANOMŒODUS AFF. COMPLANATUS, Ag. 

PL I, ûg. 10 

La Commission géologique possède un fragment de splénial de Pycnodonte indiquant une es- 
pèce très voisine de celle qui a été décrite par Agassiz sous le nom de Pycnodus camplancUus^ espèce 
du Grès yert de Ratisbonne et du terrain aptien des environs d^ Sainte-Croix, en Suisse; la pièce 
trouvée en Portugal provient du terrain Yalanginien du phare da Guia, près Cascaes. * 



S. GL. PHTSOSTOHI 



FAM. BERTCIDJE 

PI. n, ûg. 11 

Une écaille, assez incomplète d'ailleurs, recueillie dans les couches turoniennes d'Alcantara 
(Raton) nous semble devoir être rapportée à un genre faisant partie de cette famille, peut-être an 
genre Platycormus, Marck, de la Craie de Westphalie. 

Celte écaille est plus haute que longue; le bord postérieur est à peine incurvé. Taire anté- 
rieur de l'écaillé porte des lignes onduleuses et rugueuses, rappelant ce que Ton voit chez Platycar- 
mus GermantÂS Marck.* 

FAM. CLUPEIDJE 
PI. n. ûg. 2, 3, 4 

Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, on a recueilli d'assez nombreux débris de Clupeides 
dans les couches turoniennes d'Alcantara (Raton); ces Clupes appartiennent à deux espèces. 

La première de ces espèces, dont nous ne connaissons que deux exemplaires, est du type de 
Cltipea brevissiîna, Blainv. du Mont Liban (fig. 4); elle présente les caractères suivants: 

Tôte courte, à profil un peu déclive; museau sensiblement aussi long que le diamètre de l'or- 
bite; bouche petite; opercule lisse, colonne vertébrale grêle; côtes longues et grêles, au nombre de 
13 ou 14 paires, atteignant le bord de la cavité abdominale; dentelures du ventre produites par des 
pièces fortes^ de forme triangulaire; 13 ou 14 vertèbres abdominales, 19 vertèbres caudales, soit 
32 ou 33 vertèbres ; apophyses de la région caudale longues et grêles. Corps trapu. Anale devant être 
assez longue; pêdicale caudal assez robuste. 

Avec l'espèce que nous venons de décrire s'en trouve une autre de 40 à 50 mill. de long, an 
corps grêle, élancé» non renflé (Og. 2-3). La tête fait le quart de la longueur du corps; le museau, 
obtus, est aussi long que le diamètre de l'œil; l'appareil operculaire est large. La colonne yertëbralet 
qui est grêle, se compose d'une quarantaine de vertèbres ; les côtes sont longues, les arêtes mus- 
culaires grêles, les apophyses, tant supérieures qu'inférieures, courtes, mais assez fortes. Les na- 
geoires pectorales sont courtes; lesL ventrales composées d'un petit nombre de rayons s'insèrent à 
égale distance de la base de la pectorale et de l'origine de l'anale; la dorsale est courte, ainsi que 
l'anale, la caudale est grêle. 

Nous sommes disposé à rapprocher des Clupeidées un poisson recueilli dans les calcaires mar- 



^ Rech. sur le$ poissons fossiles, t. ii^ p. 197^ pi. LXXn a, fig. 40-48. 

2 Fossile Fische. . . aus dan Plattenkalk derjmgsten Ereide in Westphalen, pi. I, fig. 3. 




20 

Deux blanchâtres d'Alcantara. Le corps est alloogé, la colonae vertébrale relativemcot robuste; les 
Gâtes sont longues; on voit quelques traces de la dentelure du ventre; dans la région caudale, les apo- 
physes tant supérieures qu'inférieures, sont fortes. Les nageoires pectorales sont courtes. La dorsale 
paraît commencer un peu en avant de la longueur du corps, caudale non comprise. La tête est peu 
longue, à peine bombée en dessus. 

CLVriA. ly.T 

C'est avec donte qoe nous npforioia h ce genre an poisaoD long de 90 mlU. eoTin», reco^tU 
dans las marnes tanmiennes d'Alcantara (Bâton). 

Le corps efl alloDgë; la lite est iM^n», i pdne bombée eo dessns, le miueaa est obtas. la 
bouche pea feadae, l'œil relativement petit, l'appareU (^)erealaire assez grand, La ecdonne Terttorale 
est asseï robuste; les apophyses ioa\ kmgnes et déliées; les côtes taoi longues. Les nageoires pec* 
torales srat peu Iraigoes. Les Tontriles s'rttidwat i égale distance de l'extrémité du museau et de 
la base de la caudale, pen longues, peu étoidues, formées d'une dizaùie de njtaa. La base de la 
caudale est assez ftnle et cette nage<^ devait 6tn largement édiancrée. 



PLn,%.o 

Le iéixiB de poisson qae nons figurons et qui prônent des maïues d'AIeatttara (^roaiea), 

par sa forme peu élancée, la grosseur de la tête, nous paraît pouvoir être rapproché du genre établi 
par Van der Marck; il indiquerait une espèce de plus petite taille que celles du Crétacique supérieur 
de Westpiialie. La tète devait être grosse, la colonne vertébrale assez robuste; les apophyses épineu- 
ses sont relativement courtes. Les ventrales sont peu longues, formées de 6 à 7 gros rayons; la dor- 
sale commence un peu en avant des ces nageoires; les premiers rayons de l'anale, seuls conservés, 
sont assez forts. 

FAM. SUHOIflDX , 

PI. H, ûg 9, 10 

Nous rapportons an genre Osmeroïdes une écaille trouvée dans les conches turoniennes d'Al- 
cantara (Raton); cette écaille est longue de 16 mil)., haute de 12; le bord antérieur est arrondi, le 
bord postérieur découpé par deux larges festons {fig, 10). 

C'est à un poisson de la famille des Salmonidées que nous attribuons également le fragnmt 
d'écaille figuré sous le n.* 9; cette écaille provient des mômes couches; le bord de l'écaillé est ar- 
rondi et celle-ci est ornée de fines lignes concentriques, comme chez les Kymalolppis, Geinitz, ' du 
Planer de Slrehlem; cette écaille devait être de grande taille. 



1 Dit fimim FiiiàtdaijffÊ» «tt dam nmurkMu m StnUtm, pi. II, flg. .S 



îi 



REPTILES 



ORD. ICHTHYOPTERYGIA 

FAH. ICHTHTOSAURIDJE 

ICHTHTOSAÏÏRUS, sp. 
PI. III, ûg. 4-6 

La Commission géologique du Portugal possède un fragment de museau d'Icbthyosaure récolté 
à 600 m. N. E. du signal d'Albadas avec un mélange de fossiles du Lias moyen et de fossiles du 
Toarcien. 

Le fragment que nous avons pu examiner est trop incomplet pour que nous puissions le rap- 
porter à Tune des espèces connues. Les dents sont longues, 15 mill. pour la couronne, cylindriques, 
fortes et nombreuses; la couronne est ornée de stries peu nombreuses; la racine porte des stries 
plus fortes que celles de la couronne. Or, ces caractères nous font rapprocber l'espèce du Portugal 
des espèces du Lias inférieur d'Angleterre placées par Lydekker dans sa division typical group du 
groupe latipinnate ^ 

M. Cboffat nous signale dans les couches à Am. Jamesoni (Gharmouthien) de Pentelbeira des 
vertèbres aplaties, du diamètre de 3X5 cent.; ces vertèbres indiquent certainement dans ces cou- 
cbes la présence d'un Icbtbyosaure; avec ces vertèbres on a recueilli un fragment de patte dont Texa- 
men confirme l'assimilation faite de llcbthyosaure du Portugal au groupe typique des Icbtbyosaures 
du Lias d'Angleterre. 



ORD. SAUROPTERYGIA 

FAH. PLESIOSAURIDJE 

PLESIOSAÏÏRUS, gp. 
PL m, ûg. 1, 2, 3 

Dans les couches d'Alhadas, qui présentent un mélange de fossiles du Gharmouthien et du 
Toarcien, on a recueilli une partie de crâne de Plésiosaure, qui doit, d'après la classification adoptée 
par Lydekker, appartenir à une espèce de la section b: typical groupe; nous ne pouvons penser, en 
effet, au groupe longirostrine qui renferme des espèces ayant le crâne relativement grand, la sym- 
physe mandibulaire longue ; quand au macrospondyline group il ne renferme que P. homalospondylus, 
Owen, du Lias supérieur de Whitby , Yorshire ; dans cette espèce le crâne est fort petit. Le typical 
group renferme des espèces du Lias inférieur de Lyme Régis, (Dorsetsbire), de Street, (Somersetsbire), 
de Charmouth, (Dorsetsbire), soit cinq espèces, savoir: 



^ Cat. fottU reptUia and amphibia in thê BriMi Musêum, t. n, (1889). 

2 Cat, fostU reptûia and amphibia in the Britith Muséum, t. ii^ (1889) p. 251. 



m 

p. dolichodeirm, Conybeare, éleatheraœon , Seeley, Hawkimi, Owen, macrocephalus, Oweo, 
Conybeari, Sollas. Noas devons, pour la déterminatioa de l'espèce du Portugal, écarter le P. eleulhe' 
rascon dont le crâne n'est pas connu. Le P. macrocephalus a le crâne relativement grand, large pos- 
térieuremeot, avec la région prémasillaire beaucoup plus étroite. Chez le P. dolichodeirus le crdne 
est petit; la symphyse maudibulaire est courte, eu forme de V. 

Par la largeur que présente la partie antérieure àa crâne, le Plésiosaure de Alhadas nous pa- 
rait devoir indiquer une espèce distincte, que, faute de matériaux d'étude, nous ne pouvons suffisam- 
ment caractériser; cette espèce différerait de P. dolichodeirus, entre autres caractères, par le museau 
beaucoup plus court et plus arrondi dans la région symphysaire. 



cnouosAirBim, «p. 



un a recaeilli ^ans tes couches cénomanieunes d'AÎcaiitara une veruOTe cerrîcale que dods oe 
connaissons que par des photographies et qui indique une espèce d'assez petite taille. Le centram 
a 45 mill. de haut, 50 de plus grande largeur, 38 de longueur (longueur 100, hauteur 119, lar- 
geur 134). Les faces terminales sont légèrement concaves; la plus grande largeur est au niveau des 
pleurapophyses; celles ci occupent la plus grande longueur des faces latérales; la prézygapophyse et 
ta postzygapophyse sont robustes; la crête zygapophysale oblique est indistincte; le canal rachidlen 
est large, de forme ovalaire; la base de la neurépine est robuste; la face inférieure du centrum porte 
une crête médiane saillante de chaque côté de laquelle la face est assez fortement creusée. 

Par la brièveté du centrum, les faces terminales légèrement concaves, la vertèbre que nous 
figurons doit, il nous semble, indiquer une espèce appartenant au groupe que Lydekker a établi sous 
le nom de Coelospoiidyline grmtp '. La vertèbre recueillie à Alcanlara offre, en effet de nombreux 
points de ressemblance avec la vertèbre cervicale que Lydekker a figurée sons le nom de CiraoUosau- 
TUS valdensig, Lydk.*; cette espèce est du Wealdien inférieur d'Hastings. 

Dans le groupe des Coelospondtjline group, outre l'espèce que nous venons de citer on con- 
naît du Cambridge Greensand les C. cantabrigiensis, Lydk-, et C. Bernardi, Ow.; la première de ces 
espèces diffère de l'espèce du Portugal par le centrum plus allongé et par la forte crête zygapophy- 
sale, la seconde par les faces terminales plus concaves. Nous ne citerons que pour mémoire les C. 
planus, Ow-, C. comtrictus, Ow„ C. Smithi, Ow., C. tatispinnis, Ow., des terrains crétaciques d'An- 
gleterre, le C. neocomiensis, Campiche, du Néocoraien de Suisse; ces espèces appartenant au typi- 
cal group. 

La vertèbre recueillie à Alcantara semble, dès lors, indiquer une espèce distincte que nous 
ne pouvons définir faute de matériaux suffisants, mais qui doit être voisine de C. Bernardi. 




■ Cat. /onil npMui BriHA JAufMi, t ti, p. i 



2S 



s. ORD. OPHIDIA 



FAH. TTPHLOPmJET 

GEKRE SYMOUOPHIS 
PL II, ûg. 12, 13, 14 

P. Gervais a figuré sous le nom d'Ophidien de l'Ile d'Aix * une vertèbre de Serpent qui au- 
rait été recueillie dans les couches de l'époque miocène. Or, de Rochebrune a démontré que cette 
vertèbre provenait du niveau du iGrès-vert supérieur; il a, de plus, trouvé une vertèbre identique 
dans le Cénomanien de la Charente, près Ângoulème. 

Nous avons fait connaître ces vertèbres en 1880 sous le nom de Symoliophis Rochebrunei^. 

D'après Â. T. de Rochebrune «entièrement distinct de tous les types conuus, le genre Symo- 
liophis présente cependant quelques caractères tendant à le rapprocher du groupe des Typhlopiens. 
Toutes proportions gardées, il leur ressemble par la forme massive des vertèbres, l'aplatissement 
du centrum, l'absence d'bypapophyse, la position des tubercules costaux, mais il s'en éloigne par 
son apophyse épineuse, qui manque chez les Typhlopiens, et dont la forme et surtout l'épaisseur lui 
est spéciale, par la position du coudyle, la surélévation des lames et la brièveté des processus. Mal- 
gré les faibles liens de ressemblance entre les deux types, nous croyons devoir les classer assez près 
l'an de l'autre et considérer le Symoliophis comme ancêtre probable des Typhlopiens^.* 

Cette manière de voir a été acceptée par Zittel et voici ce qu'écrit ce savant paléontologiste: 
«Famille des Typblopodae; Symoliophis; Les vertèbres, seules connues, de ces serpents fossiles les 
plus anciens, sont aussi hautes que larges; le corps quadrangulaire, aplati du côté inférieur et plat, 
a en arrière une petite tête articulaire ovale; la fossette articulaire antérieure est peu profonde. Zy- 
gopopbyses courtes, zygospbène très étroit, en forme de a> ^ facettes articulaires très obliques. Sur 
la partie antérieure du centrum, des tubercules articulaires pour les côtes, grands et saillants. Apo- 
physe épineuse haute, large et épaisse, presque droite, Cénomanien (couches à Exogyra columba). 
S. Roch^MTuneit Sauvage. Charente^.» 

Les caractères que nous venons de mentionner s'appliquent assez exactement à une vertèbre 
provenant de la colline du PendSo (Portugal), couches à Ostrea pseudo-africana, (Cénomanien). 

Cette vertèbre est haute de 15 mill., apophyse épineuse comprise, de telle sorte qu'elle est 
an peu plus grêle que celle du Symoliophis Rochebtvnei, type; de plas la vertèbre est plus courte, 
moins trapue, la cavité articulaire, moins grande, a une forme arrondie, les facettes articulaires du 
zygospbène n'ont pas même forme. Ces différences, qui ne sont pas les seules, indiquent une espèce 
distincte de celle du Cénomanien de la Charente, espèce que nous désignerons sous le nom de Sy- 
moliophis Delgadoi, n. sp. 

La description de la vertèbre que nous étudions est la suivante: 

Vertèbre massive, un peu plus haute que large; corps quadrangulaire, à face inférieure apla- 
tie; condyle petit, arrondi; cavité glénoïdale arrondie, peu profonde; trou rachidien de forme triangu- 
laire. Zygopophyses courtes, à petites facettes articulaires triangulaires; zygospbène saillant, à facette 



^ Zod. et Paliont. fr. 2* éd., p. 453, pi. 6i, fig. 20 x, h, e. 

* CompL rend. Ae, Se, 8 Oet 1880, t. xci, p. 671. 

' Révision des Ophidiem fossûei (Nouv. Arthiœt Mm. hist. nat,, 2* sér., t. m, p. 27.^). 

^ Traité de paléontologie, éd. fr., t. m, p. 619. 



24 

articulaire arrondie, dirigée en bas; diapopbyses saillantes, occupant la plus grande partie de la hau- 
teur du centrum; apophyse épineuse haute, s'élevant verticalement de la face postérieure de la yer- 
tèbre, puis, sans doute à cause de Tusure de la pièce, qui est un peu roulée, s'abaissant oblique- 
ment vers la face antérieure. Hauteur de la vertèbre, apophyse épineuse comprise, 15 mill.; hau- 
teur du centrum 9 mill.; longueur du centrum 9 mill.; diamètre bi-trans versai 13 mill. 



ORD. CHELONIA 



FAH. PLESIOCHEUDJE 

PLESIOCHELTS CHOFFATI, n. tp. 
PL V, fig. 9 et pi. VI 

La carapace, cordiforme, est plus large que longue, (y",280 et (y"»200, peu bombée, la hau- 
teur ne faisant guère que le tiers de la longueur; la dossière est Taiblement arquée, la partie posté- 
rieure étant inclinée, puis se relevant légèrement. 

PLASTRON. — Le plastron est solidement fixé à la carapace sur un espace qui doit corres- 
pondre à près du tiers de sa longueur; les parties libres, extérieure et postérieure sont larges; la 
partie antérieure est légèrement écbancrée, élargie au point qui sépare les écailles abdominales des 
fémorales. Nous ne voyons pas de trou au plastron. 

Pièces osseuses. — La partie antérieure du plastron dépasse légèrement le bouclier. Les épis- 
temaux sont petits, limités en arrière par une ligne sensiblement droite; ils sont plus larges 
que longs. 

On voit la trace d'un endostemal qui est petit, de forme ovalaire. 

Les hyost&rnaux sont grands, sensiblement aussi larges que longs; le fond de Téchancrure 
humérale est situé au milieu de leur longueur; Textrémité de leur suture est écbancrée en avant par 
VendostemaL 

Les hypostemaux sont plus larges que longs, plus courts que les hyosternaux, avec lesquels 
ils sont unis par une suture à peu près droite; Tèchancrure fémorale est un peu en arrière de 
leur milieu. 

Les xiphisternatix ne sont pas très grands; ils sont unis aux hypostemaux pzr une ligue, qui, 
légèrement sinueuse en avant, est très inclinée en arrière, pour sa partie externe. 

Les dimensions des diverses pièces osseuses du plastron sont les suivantes: 

Longueur des épistemaux (r,018 

» • hyostemaux 0",082 

» » hypostemaux 0",075 

> > xyphisternaux O'^.OSS 

Ecailles. — Les écailles humérales sont assez grandes et occupent la plus grande portion de la 
partie libre du plastron. 

Les écailles pectorales sont deux fois aussi larges que longues; elles sont séparées des pré- 
cédentes par une ligne sensiblement droite et recouvraient une surface plus grande de l'hyostemal 
que de Vhypostemal 

Les écailles fémorales sont les plus longues ; elles sont plus étroites que les précédentes, dont 
elles sont séparées par une ligne assez oblique aboutissant en arrière au fond de Téchancrure fémorale. 



25 

Les écailles anales sont séparées des précédentes par une ligne brisée, dont la partie externe» 
la plas longne, est très obliquement dirigée en arrière, tandis que la partie interne est dirigée en 
avant. 

DOSSIÈRE. — Pièces osseuses.— Vét^i de conservation de la pièce que nous étudions ne per- 
met pas de voir les pièces nuchaks. 

Les pièces costales sont au nombre de huit. La 1*^ est remarquablement grande, comme cbez 
les Trionyx, elle est la plus longue: vient ensuite la 2^*^ pièce, qui est un peu plus large que les 
3*~, 4*~, 5*"; la 6*"' pièce costale est un peu plus étroite ; la 7*~ est la plus étroite de toutes ; quant 
à la 8*^, elle est, dans sa partie médiane, la plus large après la !*"• Toutes ces plaques vont en 
s'élargissant vers le bord de la carapace, à part la plaque postérieure, dont la partie médiane est 
la plus large. 

Les côtes dépassent le bord de la carapace. 

Ecailles. — Les écaiUes vertébrales sont très grandes, à part la dernière. 

La première écaille est plus petite que celles qui la suivent; son bord devait être arrondi. 

Les 3^, 4*^, S**"*, écailles ont sensiblement la même grandeur; les bords latéraux de ces écail- 
les sont irréguliers. 

La dernière écaille est courte, mais large. 

Les écaiUes costales sont grandes, surtout la première qui s'étendait sur la première pièce 
costale et sur les deux tiers de la seconde. La deuxième écaille recouvrait le reste de cette plaque, 
toute la troisième et une partie de la quatrième. La troisième écaille s'étendait sur le reste de cette 
pièce, sur la cinquième et sur la plus grande partie de la sixième. 

Nous ne voyons les écaiUes marginales que dans la partie postérieure de la carapace. 

L'ornementation consiste en une série de fossettes peu larges, espacées, irrégulièrement dis- 
tribuées. 

Dimensions. — Longueur approximative de la carapace (^,240. Largeur maximum de la ca- 
rapace (r,270. Largeur du plastron au niveau du fond de Téchancrure bumérale (^,140; au fond 
de l'échancrure fémurale (^,150. 

Rapports et différences.— Sous le nom d'Emys Jaccardi, Pictet ^ a décrit une Tortue du Jura 
Neucbâtelois qui ressemble à l'espèce que nous venons de décrire. 

• Le Plesiochelys Choffati diffère toutefois du Plesiochelys Jaccardi par la carapace relativement 

plus large, la dossière écbancrée en avant, le plastron dépassant la dossière en avant, et surtout par 
la forme et les dimensions relatives des diverses pièces osseuses. 

Gisement. — Cette Tortue, que nous ne connaissons que par de bons dessins de grandeur na- 
turelle et par des photographies exécutées aux deux tiers de grandeur, a été trouvée à Villa-franca- 
do-Rosario dans l'étage Freixialin (probablement Portlandien). 



1 Matériaux pour la paléontologie Suisse; Description des reptiles et poissons fossiles de l'étage Virgulien du Jura 
Neu(^didoi$ ; Genève ; 1860. 

Novembre, 1897. 4 



26 



ORD. CROCODIUA 



FAM. GONIOPHOLIDIDJE 



GENRE OWENIASUOnUS 



Ce genre a été établi en 1885 ^ par A. Smitb Woodward pour des Grocodiliens du Wealdien et 
du Pnrbeck de Swanage, Dorsetshire, caractérisés par la mandibule dépourvue de cavité et par les 
dents implantées seulement dans te tiers antérieur de l'os. Les deux espèces, 0. major, Ove. 0. nu- 
nor, Ow., avaient été décrites par Owen sous le nom de Brachydestes;^ Woodward a dû changer ce 
nom qui avait été employé par Gope, en 1868, pour désigner un Labyrintbodontien du terrain bouil- 
1er de TObio. 

OWENIASUGHUS LUSITANICUS, n. tp. 
PL n, fig. 27 ; pi. IV, fig. 3 

L'exemplaire sur lequel nous établissons l'espèce se compose de la partie postérieure de la 
brancbe gaucbe de la mandibule et indique un animal de grande taille, la bauteur de la mâchoire 
étant de (r,072; par contre, l'os est relativement peu épais au bord postérieur, tandis qu'il est épais 
à l'angle de la mâchoire. L'articulaire est long, étroit; le surangulaire devait former une pointe pro- 
noncée. La surface de l'os est couverte de profondes fossettes formant une réticulation irrégulière. 

Nous rapportons à la même espèce une dent longue de 18 mill., légèrement aplatie; les fa- 
ces sont séparées par une arête saillante; la dent est ornée de faibles réticulations, réticulations qui 
sont plus marquées sur des dents beaucoup plus petites, longues seulement de 8 mill. 

Le type de l'espèce vient du fort de Junqueiro, niveau de VOstrea pseudo-africana. 

L'on doit sans doute regarder comme des dents ayant appartenue la partie antérieure des. 
mâchoires, des dents provenant de la colline du PendSo, dents longues de 25 mill., pointues, légè- 
rement comprimées, les deux faces étant séparées par une crête saillante; l'émail est lisse et brillant. 



GENRE SUGHOSAURUS 

Ce genre, dont la position est incertaine, a été établi, en 1842, par Owen pour un Grocodi- 
lien du terrain Wealdien d'Angleterre;' les dents, grandes, faiblement recourbées, sont très com- 
primées» marquées de sillons et de canaux accentués et de deux quilles opposées. Owen a associé 
à ces dents des vertèbres amphicéliennes et comprimées dans le milieu que l'on doit, d'après Ly- 
dekker, rapporter à des Dinosauriens de la famille des Iguanodontidées. ^ 



1 Géd. mag., t. n, p. 506. — R. Lydekker: cat. fou. reptUia Britith Muséum, 1. 1^ p. 84^ (1888). 

* Wealdm and Purbeck ReptUia. (Pal. ser. 1879). 

3 Rép. BrùtMh au., p. 87. 

«Lydekker: Cat. fos. RepL British Mu$., 1. 1, p. 89 (1888). Zittel: Traité de paléontologie, 1. 1, p. 664 (1893). 



27 



SUCHOSAURUS 6IRARDI, n. tp. 
PI. IV, fig. 4-5; pi. V.fig. 5 

A Boca-do-Gbapim, cap d'Espicbel, dans des conches que Ton rapporte au terrain Aptien ou 
an terrain Albien on a recueilli deux fragments de mâchoire qui indiquent une espèce voisine de 
S. cuUridenSf Ow, du terrain wealdien de TUe de Wight. Les dents sont longues, pouvant atteindre 
au moins 00 mill.; la racine est longue, très aplatie, comprimée; la couronne est comprimée dans 
le sens latéral, à section ovalaire; le bord antérieur et le postérieur portent une crête saillante; sur 
les faces latérales on voit quelques crêtes, 7 ou 8, espacées et saillantes; l'émail est vermiculé. 



FAM. TELEOSAURIDJE 



METRIORHTNCHUS, tp. 
PI. III, fig. 6 

Nous rapportons à ce genre un fragment de mâchoire inférieure recueilli à Fervença près Al- 
cobaça dans le Lusitanien. Ce fragment, haut de 80 mill., indique une espèce de grande taille, su- 
périeure à celle des M. hastifer^ E. E. Deslongchamps et M. littorensy Sauvage, du terrain kimmé- 
ridgien du Havre et de Boulogne-sur-mer. Les dents sont robustes, ornées de fortes stries espacées. 



MACHIMOSAURnS HUGH. Meyer. 

PI. III, fig. 9-10 ; pi. V, fig. 67 

Cette espèce qui a été trouvée dans le Jurassique supérieur d'Allemagne, de Suisse, de France 
et d'Angleterre ' a été recueillie en Portugal à Gesareda dans le Lusitanien, couches à Cidaris Choffaii, 
à Malh3o (Algarve), couches à Periphinctes effrenatus, à Santa-Gruz dans le Mahn supérieur ou Pté- 
rocérien. Nous en connaissons des dents tout à fait typiques de 33 mill., de haut, massives, surbais- 
sées, ornées de nombreuses côtes qui deviennent granuleuses vers le sommet, qui est mousse. 

Un fragment de crâne nous montre que le museau est robuste, large de O^'ylSO; les alvéoles 
sont peu distantes et ont jusqu'à 22 mill. de diamètre. La mandibule est robuste, ayant 67 mill. de 
hauteur, les dents sont très fortes et largement espacées. 



STENEOSAURUS (SERICODON) JUGLERI, Meyer. 

PI. in, fig. 7-8 

La vertèbre cervicale que nous figurons et qui a été recueillie à Fervença, couches d'Alco- 
baça, dans le Malm inférieur (Lusitanien) est tout à fait comparable à celle qui a été étudiée par Se- 
lenka.* Le centmm est long de 55 mill., haut de 10 mill. La face articulaire du centrum est à peine 



^ H. Yon Meyer : Neutt Jahrb, iS37^ p. 560 E. Selenka : Die foaiUn KrokodUirun dei Kimmeridge von Hanover (Pa- 
lœont^ t XYi, p. 141^ pi. XI). 

* Diê fosiiUn KrokodUinen des Kimmei-idge von Hanover (Palseoot, t. xvi, p. 137^ pi. IX, fig. 9-iO). 



28 

plus haute que large, 45 et 40 mill. La face inférieure porte une crête mousse de chaque côté de 
laquelle cette face est légèrement excavée jusqu'à Tapophyse transverse. Cette apophyse ne s'étend 
pas sur la moitié de la longueur de la vertèbre et se trouve placée à demi distance du bord anté- 
rieur et du bord postérieur; une profonde gouttière la sépare de l'apophyse qui appartient à la por- 
tion annulaire; celle-ci, de même que Tapophyse appartenant au centrum est cunéiforme. La base 
de l'apophyse épineuse est forte. 

Les dents sont longues de 27 mill., tordues sur elles-méme, pointues, élancées, légèrement 
comprimées à la base, ornées de fines stries irrégulières, les unes courtes, les autres longues; les 
deux faces de la dent sont séparées par une strie saillante, formant arête vers la pointe de la dent. 

Ces dents ont été recueillies dans le Malm supérieur de Santa Cruz ; elles sont en tous points 
comparables à celles figurées par Selenka. 



T£l£OSAURIEN, ind. 

Nous rapportons à un Teléosaurien un fragment de vertèbre dorsale recueilli dans les cou- 
ches de l'étage Ptérocérien près de Zambujal (Cezimbra). Ce fragment indique une espèce de petite 
taille; la face inférieure du centrum est arrondie et devait être légèrement comprimée vers le milieu 
de sa longueur; la face articulaire du centrum, légèrement excavée, est un peu ovalaire. 



CROCODILIEN, ind. 

La collection paléontologique du Musée de Lisbonne possède un fragment d'arc neural d'un 
Crocodilien d'assez grande taille provenant des couches à Ostrea pseudo-africana au Sud de Âzenhas- 
do-Mar; le fragment est trop incomplet pour que nous puissions le rapporter à l'un des genres con- 
nus; la neurépine est large, et peu détachée des prézygopophyses, qui sont peu saillantes. 



ORD. DINOSAURIA 



FAH. CETIOSAURIDJE 



GENRE PLEUROCSLUS 



Marsh a établi ce genre en 1888 * pour des Dinosauriens appartenant au sous-ordre des San- 
ropodes et trouvés dans la partie la plus élevée des terrains jurassiques ou dans la partie inférieure 
des terrains crétaciques du Maryland; deux espèces, P. nanus, P. aUus, ont été recueillies aux Etats- 
Unis, une espèce, P. Valdensis, dans le Wealdien d'Angleterre. 

Chez les Pleurocœlm les dents sont longues, comprimées, un peu creusées en forme de cuille- 
ron. Les vertèbres cervicales et les dorsales antérieures sont allongées, fortement opisthocéliennes ; 
les vertèbres dorsales sont creusées latéralement de longues et profondes excavations; les vertèbres 
caudales sont platycéliennes, avec l'apophyse épineuse comprimée transversalement; les os des mem- 
bres sont plus grêles que ceux des Morosaurus, auxquels les Pleurocœlm sont alliés. 



1 Amer, Jom, Se. 3* sér., t. xxxv, p. 90. 



29 



PLEUROCiELUS VÂLDENSIS, Lydk. 
PL n, ûg. 21 à 23 

Nous ne pouvons séparer de Tespèce qui a été décrite sous ce nom par Lydekker ^ d'après 
des dents recueillies dans le terrain Wealdien du Sussex, des dents qui proviennent de Tétage Âptien 
ou de l'étage Albien de Bocca do Gbapim, cap d'Espichel. 

Ces dents sont longues de 25 mill., plus ou moins courbées et comprimées; Tune des faces 
est boml)ée, l'autre légèrement concave dans son ensemble; les deux faces sont séparées par une 
forte crête mousse; toute la partie émaillée est ornée d'une forte réticulation irrégulière. 



MOROSAURUS XARGHEI, n. tp. 
PL U, fig. 24, 25, 26, pL IV, fig. 6, 7, 8 

La vertèbre caudale que nous figurons et qui indique un animal de grande taille est longue 
de (r,100, comprimée latéralement. La face inférieure du centrum est excavée dans le sens de la 
longueur, étroite, aplatie. La face latérale présente deux crêtes, séparées par une cavité peu pro- 
fonde. La base des apophyses articulaires est forte. Le plancher du canal neural est étroit. 

Les faces articulaires du centrum sont concaves, sensiblement aussi hautes que larges, à bord 
inférieur plus étroit que le supérieur. Les os en chevron s'attachent dans deux fossettes larges, de 
forme ovalaire, rapprochées. 

La dent que nous rapportons à la même espèce et qui ressemble à celle que Hulke a désignée 
sous le nom d'Omithopsis HuUcei^ est longue de 45 mill.; la racine est cylindrique; la couronne est 
excavée en cuilleron, la face opposée étant bombée. 

Voisine de M. brevis, Ow. du terrain Wealdien de Tile de Wight, l'espèce trouvée dans le 
terrain Lusitanien (Mahn inférieur) de Ourem, en diffère par la face inférieure du centrum des ver- 
tèbres caudales plus étroite. 



FAH. ATLANTOSAURIDJE 



PELOROSAURUS HUMEROCRISTATUS, Hnlke. 

PL n, fig. 15 à 20 

Nous avons décrit, en 1876, sous le nom d'Iguanodon precursor, n. sp. ^ une dent de Dinosau- 
rien trouvée dans la partie supérieure de l'étage Portlandien de Boulogne-sur-mer. Depuis, Ed. Gope, 
à qui nous avions montré cette dent, a cru pouvoir la rapporter au genre Caulodon établi par lui, en 
1877, pour des reptiles du terrain Jurassique supérieur du Colorado *. 

De la Moussaye, ayant recueilli dans les sables ferrugineux de Wimille, près Boulogne-sur- 
mer une dent de Dinosaurien a établi un genre nouveau qu'il a désigné sous le nom de Neosodon^. 



* CaU fossil reptaia British Muséum, t. iv, p. 237 (1890). 

* Coi. of the fossil reptUia in the British Muséum, 1. 1, p. 147. 

» Notes sur Us reptiles fossiles (BulU Sot. Géol, Fr., 3« série, t iv, p. 438, pi XII, fig. 5). 

^Amer. Philos, Sœ,, p. 193. 

^BulL Soc. Géol. Pr., 3« série, t. xiii, p. 31, 4885. 



30 

Cette dent, qui provient d'un individu âgé, est fortement abrasée au sommet et sur les côtés de la 
couronne, ayant été pendant longtemps en fonctionnement. 

En comparant cette dent avec celle que nous avons figurée en 1876, on peut s'assurer de 
l'identité du Neosodon et du Caulodon precursor. 

La diagnose du genre Caulodon est, d'après Zittel, la suivante, cdents à longues racines, 
creuses, cylindriques et à couronne en forme de cuiller, convexe en dehors, concave en dedans. i Ce 
genre est provisoirement placé par le savant paléontologiste dans la famille des Morosauridœ, sous- 
ordre des Sauropoda ^ 

En 1850, Mantell a établi un genre Pelorosaurus pour un humérus de reptile trouvé dans le 
terrain Wealdien de GuckQeld, Sussex*. Seeley, en 1870, établissait le genre Ortnùhopsis^ pour un 
Dinosaurien voisin du Pelorosaurus; ce genre, d'après Lydekker ^ doit comprendre les genres Ructh 
merotus, Hulke^ Chondrosteosaurus, Owen^, Gigantosaurus, Seeley', Ischyrosaurus,^xi\V%^. Lydekker 
admettait deux espèces dans le genre; savoir: Omithopsis Hulkei, Seeley, comprenant: Bothnospon- 
dylus magnum, Owen, Chondrosteosaurus gigas, Owen (in parte) ^ Chondrosteosaurus magnus, Oveen 
(in parte), Omithopsis eucamerotus, Hulke; et Omithopsis humerocristatus^ Hulke, comprenant: Ceiùh 
saurus humerocristatus, Hulke et dubitativement Gigantosaurus megaUmyx^ Seeley, Omithopsis Leedsi, 
Hulke. La première de ces espèces est du terrain Wealdien, de l'Ile de Wight, la seconde du ter- 
rain Kimméridgien de Weymouth, (Dorsetshire), et d*Ely, (Gambridgeshire). 

En 1890, Lydekker a distrait le Omithopsis humerocristatus du genre Omithopsis, pour pla- 
cer cette espèce dans le genre Pelorosaurus^; d'après lui clés dents trouvées dans l'étage Portlan- 
dien de Boulogne et décrites par Sauvage comme Iguanodon precursor et postérieurement conune 
Caulodon precursor, puis par De la Moussaye sous le nom de Neosodon, indiquent probablement une 
forme étroitement alliée ou identique à celle que nous mentionnons. 

Lydekker compare d'ailleurs ces dents à celles d'une espèce fort voisine, le Pelorosaurus Co- 
nybeari, Mantell, du terrain Wealdien du Kent^^.» 

Plus tard, en 1893, Lydekker a étudié deux dents de Dinosaurien recueillies dans le terrain 
Portlandien d'Aylesbury, en Angleterre ^^ et les a rapportées à Pelorosaurus humerocristatus. 

cEn comparant, écrit Lydekker, la plus grande de ces dents à celles provenant du terrain 
Portlandien de Boulogne et figurées par de la Moussaye comme Neosodon et par Sauvage comme 
Caulodon precursor, je trouve une identité de caractère; la seule différence consiste en ce que la 
dent provenant de Boulogne est plus large, ayant un diamètre transverse de 1.46 inch au lieu de 
1.35. On peut cependant les rapporter à la même espèce. 

cPour ce qui est du Neosodon j'ai montré que la dent décrite sous ce nom doit être proba- 
blement rapportée à la même espèce que l'humérus du Kimméridgien de Weymouth décrit sous le 
nom de Cetiosaurus humero-cristatus ou à la forme très voisine. 

cTrouvant qu'il n'existe pas de caractère différentiel permettant de distinguer génériquement 
l'espèce que nous venons de citer du Pelorosaurus du Wealdien, je l'ai rapporté à ce genre sous le 
nom de Pelorosaurus humerocristatus, et c'est à la même espèce que je suis tenté de rapporter les 
dents trouvées à Boulogne et à Aylesbury.i 



^ Traité de paléontologie, éd., francise, t m, p. 701, 1893. 

> Phiio$. Tran$., p. 379. 

' Ann. Mag, Nat. hist.; ser. iv, t. y, p. 279. 

« Cat, fou. Rept. Brit. Mu$., 1. 1, p. 146; 1888. 

» 0. /. G. S., t XXVIII, p. 36; 1871 

< Wealden and Purbeek Reptilia (Pal. Soc, p. 7 ; 1876). 

7 Index to Aves, ete, in Cambridge Mus.y p. 94; 4869. 

s Q. J. G. S., t XXX, p. 16; 1874. 

* Cat. foss. Rept. Britiik Mut., t. iv, p. 244. 

<<^ Lydekker, op. cit., t nr, p. 240; 4890. 

** On tux) Dinosaurian teeth from Ayleibury (Q. J. G, S., t. xux, p. 566). 



31 

NoHS acceptons la manière de voir de Lydekker et rapportons les dents décrites sons le nom 
de Neosodon et de Caulodon precursor au Pehrosaurus humerocristatus. 

Cette dernière espèce n'était connue que du Kimméridgien de Weymouth, d*Ely, d'Âylesbury, 
en Angleterre, du Portlandien du Boulonnais; elle était même tout à Tait spéciale aux couches les plus 
élevées du Jurassique dans une carrière à Wimille, lorsque M. Cboffat nous a adressé deux dents 
provenant du Jurassique du Portugal; (couches d'Âlcobaça) Tune de ces dents a été recueillie à Ou- 
rem, Tautre à Yestaria, près d'Alcobaça. 

La dent recueillie à Ourem (pi. n, fig. 19 et 20) est fragmentée; elle est longue de 40 mill. le 
sommet en est aigu, les bords latéraux de la dent ayant été, en partie, abrasés par l'usure; la face 
externe est fortement bombée dans sa partie médiane ; la face interne est légèrement creusée dans 
son ensemble. 

La dent qui provient de Yestaria (fig. 15 à 17) comparable à celle qui a été figurée par Ly- 
dekker sons le nom de P. Conybeari est, en tous points semblable à celles que nous avons décrites 
conmie Caulodon precursor ^ 

Le sommet de la dent est abrasé par l'usure ; la face interne, légèrement creusée dans son 
ensemble, ornée de nombreuses vermiculations irrégniières, porte dans la partie médiane, un pli 
effacé à la base de la couronne; la face externe est fortement bombée dans sa partie médiane; la 
coupe de la dent est triangulaire. 

Lorsque les dents du Pehrosaurus humerocristatus, et il doit en être de même pour le Peloro- 
saurus Conybeari^ sont depuis longtemps en fonctionnement, la couronne et une partie des bords an- 
térieur et postérieur sont largement abrasés et la couche d'émail disparait en ces points; c'est une de 
ces dents qui a été figurée par De la Moussaye sous le nom de Neosodon. 

A un moindre degré d'usure, l'extrémité seule de la couronne et une partie du bord antérieur 
sont abrasés; l'usure s'est faite de haut en bas et d'arrière en avant pour le sommet de la couronne; 
c^est sur une dent présentant ce degré d'usure que nous avons établi VIguanodon precursor. 

Les dents de la partie antérieure des mâchoires, lorsqu'elles ne sont pas usées, sont longues 
de 57 mill.; la plus grande largeur est de 35 milI. La face interne est sensiblement plane dans son 
ensemble jusque vers le milieu de sa longueur; elle présente cependant un assez fort pli, de chaque 
côté duquel la face est un peu excavée ; ce pli s'accentue vers le sommet de la dent. La face externe 
est fortement bombée dans toute sa longueur; le long des bords la dent est sensiblement plane, de 
telle sorte que l'épaisseur de la dent étant de 7 mill. au bord, cette épaisseur est de 15 mill. au ni- 
veau du bourrelet. L'extrémité de la dent est pointue, légèrement déjetée latéralement; de ce côté 
une partie du bord de la dent est un peu excavée, tandis qu'il est droit de l'autre côté. 



FAH. MËGALOSAURIDJE 



MEOÂLOSAURUS INSI6NIS, Detl. 

PI. V, fig. 8 



E. E. Deslongchamps * a fait connaître sous ce nom l'espèce que Ton trouve dans le terrain 
Kimméridgien du Havre, espèce qui a été également recueillie dans le Jurassique supérieur de Bou- 



* Sur Ui Reptiles trouvés dans le Portlandien supérieur de Boulogne-^ur-mer (Bull. Soc géol. Fr., 3* série, t. vi, 
p. 626, pi. Xn, fig. i -4; 1888). 

>/n Lennier: Etudes géologiques et paléontologiques sur l'embouchure de la Seine, p. 35. 



32 

logne-sur-mer ^ et du Wiltshire \ En Portugal des dents de Megalosaurus instgnis ont été trouvées 
dans les couches d'Alcobaça (Malm inférieur) à Pombal, et aux environs de Grasto, entre Yermoil et 
Golmeias. 

MEGALOSAURUS AFF. SUPERBUS, Srg. 

PI. V, fig. 4 

Etudiant les reptiles du terrain crétacé du bassin de Paris» Charles Barrois a signalé la pré- 
sence du genre Mégalosaure dans le Gault (zone à Ammonites MiUetianus, zone à Am. mamUlaris des 
Ardennes et de la Meuse). 

Les dents trouvées, écrit Barrois csont fortes, comprimées latéralement et en forme de pointe 
de sabre; elles sont courbées en arrière et dentées en scie sur les t)ords. Les dents de Megalosaurus 
Buckïandi sont très voisines ^e celles que nous possédons; nous les croyons cependant différentes. 
Le Mégalosaure du Gault appartiendrait à une espèce nouvelle^.» 

Ayant étudié des dents et d'assez nombreux ossements trouvés dans le Gault de la Meuse 
nous avons montré qu'ils indiquent une espèce distincte du M. Buckïandi^ mais voisine du M. trm- 
gnis, Desl K Cette espèce que nous avons désignée sous le nom de M. superbus, parait avoir existé en 
Portugal, d'après l'examen de quelques dents trouvées à Bocca do Chapim (cap d'Espichel), dans des 
sfa*ates appartenant aiu couches d'Almargem ou au Beilasien inférieur (Aptien ou Albien). 



FAM. IGUANODOHTIDJE 



IGUANODON MANTELU, Myr. 
PI. X, fig. 8 et 4 

Cette espèce, dont le type vient de l'étage Wealdien de llle de \\lght, a été trouvée à Bocca- 
do-Chapim, cap d'Espichel, dans des couches qui sont rapportées à l'étage Aptien ou à l'étage Albien; 
elle nous est connue par deux dents appartenant au Musée national. 



IGUANODON PRESTVinCHn, Hidke. 
PL Vn, Ûg. 1-12 

Hulke a décrit sous ce nom ^ des dents, des vertèbres et divers ossements d'un Iguanodon du 
Kmmeridge Clay de Cumnor Hurst, près Oxford, qui se différencie des autres espèces connues par 
quatre vertèbres au sacrum et, en particulier de Iguanodon Mantelli, par sa taille beaucoup moindre 
et les serratures des dents moins compliquées^. 

L'Iguanodon Prestwichii n'est pas spécial au terrain Kimméridgien des environs d'Oxford. Nous 
avons recueilli, en effet, dans la partie supérieure du terrain Jurassique des environs de Boulogne- 
sur-mer deux dents et des vertèbres qui doivent être rapportées à cette espèce. 



1 H. E. Sauvage: Mém. Soc. gki. France, série 2, t. x, p. 10^ pi. V. 

^Lydekker: Cat. fosiU Reptilia in the British Muséum, t. i, p. 163. 

^Le$ Reptiles du terrain crétacé du Nord-Est du bassin de Paris (Bull se. du Nord, t. vi; 1875). 

* Recherches sur les Reptiles trouvés dans le Gault de l'Est du bassin de Paris, (Mém. Soc. géol. Fr,; 1882). 
5 Ignanodon Prestwichi, a new species from the Kimmeridge day (Q, /. G. S., t. xxxvi; 1880. 

* Catalogue ofthe fossil Reptilia in the British Muséum, 1. 1; 1888. 



33 

La dent la mieux conservée est longue de 22 mill.; elle provient de la mâchoire supériem*e 
et montre, à sa partie externe, des plis bien marqués; cette partie est bombée dans son ensemble; 
la face interne/ concave dans son ensemble, porte quelques faibles plis. 

Nous avons dit plus haut que V Iguanodon Prestioichii n'avait que quatre vertèbres au sacrum ; 
or^ nous avons recueilli ces quatre vertèbres, la première et la seconde provenant d'un même indi- 
vidu, les deux autres, soudées en partie, provenant d'un animal d'un peu plus grande taille. 

La première vertèbre, un peu mutilée dans sa partie antérieure, est longue de 70 mill.; elle 
est élargie dans sa partie postérieure; la face inférieure, légèrement excavée dans son ensemble 
d'avant en arrière, porte un léger pli médian; la face latérale est à peine excavée; la partie posté- 
rieure de l'apopbyse est large, ainsi que le canal racbidien. 

La seconde vertèbre est longue de 75 mill.; la face inférieure, sensiblement plane, ne porte 
pas de carène; la face latérale est excavée dans son ensemble, surtout près des faces articulaires; 
le canal neural est relativement moins large qu'à la première vertèbre; la partie articulaire du cen- 
trum est plus large que la postérieure, bien que la face elle même soit moins large, la base de l'apo- 
physe étant dilatée. 

Les deux vertèbres en partie soudées proviennent vraisemblablement d'un individu un peu 
plus âgé. La troisième de la série, de même longueur que la seconde, est relativement plus large à 
la face inférieure, qui est un peu excavée dans son ensemble; la face latérale est à peine excavée; 
le canal racbidien est plus étroit qu'à la seconde vertèbre, la base de l'apophyse empiétant sur ce 
canal, occupant presque toute la longueur du centrum et étant large, surtout en avant. 

Nous sommes disposé à regarder comme appartenant à la même espèce la vertèbre caudale 
d'une région reculée, la pièce que nous figurons sous le n® 7, 8. Cette vertèbre est longue de 75 mill.; 
la face inférieure, étroite, est creusée en gouttière, une crête mousse la séparant de la face latérale; 
celle-ci est parcourue par une crête mousse vers la partie inférieure, une autre crête la séparant de 
la face supérieure; les faces articulaires du centrum sont concaves, de forme ovalaire, ayant 26 mill. 
comme diamètre transversal et 18 mill. comme diamètre vertical; le canal neural est assez large; la 
neurapopbyse est forte et s'étend sur presque toute la longueur de la vertèbre. 

A Porto-de-Moz, en Portugal, au niveau des couches d'Âlcobaça, c'est-à-dire dans la partie 
supérieure du Lusitanien, on a recueilli deux vertèbres que nous ne connaissons que par un dessin 
et que nous regardons comme des vertèbres sacrées de V Iguanodon Prestwkhii. 

Ces deux vertèbres, longues de 130 mill., hautes de 95 mill., ont la face inférieure du cen- 
trum un peu excavée dans son ensemble, ainsi que la face latérale; la base de l'apophyse parait être 
forte. Nous regardons ces vertèbres comme les deux premières du sacrum. 



Janvier, 1898. 



DEUXIÈME MÉMOIRE 



LES VERTÉBRÉS DE YIZO (ARÂZÉDE) 



Parmi les gisements crétaciqnes d'âge douteux constatés en Portugal, M. P. Ghoffat signale ce- 
lui de Yizo (Arazéde). 

cAu kilomètre 20, écrit-il, la voie ferrée entame des argiles gris-clair, avec parties vertes, 
contenant de nombreux morceaux durs, de nuance plus foncée, paraissant être rassemblés en nids. 
L'affleurement est de petite dimension et est entouré de sables pliocènes; il a fourni une grande 
quantité de fossiles animaux et végétaux. . ., en fait de mollusques quelques restes de Ck)rbules; les 
empreintes de végétaux sont abondantes: nombreuses Dicotylées, parmi lesquelles reparait le type 
des Citmamomum et des Sassafras?; point de Ck)nifères ni de Cryptogames ^i 

M. Cboffat considérait les couches crétaciqnes de Vizo comme antérieures probablement au 
Génomanien; il a pu depuis les rapporter au Garumnien^ 

Get étage, qui fait partie de la série fluvio-lacustre supracrétacée constitue un des faits les 
plus intéressants de la géologie de la Provence. Au dessus de la craie de Villedieu à Lima ooata 
commencent des couches saumâtres, puis palustres, enfin fluviatiles formant les couches à lignites 
du bassin de Fuveau; ces couches sont surmontées des calcaires de Rognac avec Lychnus; les argi- 
les rutilantes de Yitrolles, qui forment le Garumnien, terminent la série crétacique; au dessus com- 
mencent les couches éocènes, représentées par des calcaires lacustres. 

D'après A. de Lapparent l'étage Garumnien de la Provence comprend trois séries» savoir de 
haut en bas: 1® les argiles rutilantes; 2^ les calcaires lacustres à Lychnus et à Melania armata; 3^ 
les calcaires lacustres et les lignites de Fuveau à Cyrena gaUoprovincialis. 

Cette série lignitifère de Fuveau commence à Aix par des marnes et des calcaires marneux 
bitnminifères à Melanopsis marticensis; cet ensemble a 400 mètres d'épaisseur; au dessus, et sur 
200 mètres de puissance, viennent les lignites intercalés au milieu de calcaires; dans cette série se 
trouve un vrai Crocodile, le Crocodilus Blavieri '. 

D'après une communication verbale de M. le professeur F. Marion, les Physes et les Mélanies 
à faciès africain recueillies en Portugal, dans des couches de même âge que celles de Yizo, corres- 
pondent bien aux types trouvés dans les couches de Fuveau. 



^ Flore fossile du Portugal. Notice stratigraphique, p. 272; 1894. 

' Contp â^œU iur les mers mèsozoiques du Portugal, (Vierteijahrsschrift der Naturforschenden Gesellschaft in Zurich, 
Tol. XLi, 1896, p. 311). Le Garumnien m Portugal, (Comptes rendus Acad. des Sciences, 8 mars, 1897). 
3 Traité de paléontologie, 2* édit, p. 966. 



36 

Dans les couches des dépôts flayio-lacastres dn Grétaciqoe supérieur du bassin de Faveau, 
Matheron a recueilli plusieurs Reptiles qui prôYiennent de cinq horizons distincts ^ 

Dans les couches d'eau saumâtre de la base se trouvent quelques débris de Ghéloniens, pois 
au-dessus» dans les lignites» une tortue, le Crocodilus affuodensis et plus haut le CrocodUus Blameri. 
Les couches détritiques de l'étage de Rognac ont fourni à Matheron un Ghélonien (Aphlidemys Gau* 
dryi), un grand Dinosaurien faisant peut-être partie de la famille des Hadrosauridées, fHjfpidosau- 
rus priscusK Dans la partie supérieure de l'étage de Rognac, Matheron signale un Ghélonien, un Gro- 
codile (Crocodilus vaustusj et les ossements d'un gigantesque Reptile, le Rabdodm priscum; ce der- 
nier est rapporté provisoirement par Zittel à la famille des Iguanodontidées'; M. F. Marion a recueilli, 
en outre, quelques plaques de Lépidostée dans les couches de Fuveau. 

Parmi les vertébrés recueillis en Portugal, à Vizo, se trouvent une Emyde, un Grocodilien et 
deux espèces de Lépidostéidées; nous ne parlons que pour mémoire d'une Glupe, ce genre étant 
connu dès la base des terrains Grétaciques; ainsi que nous venons de le voir en signalant la faune 
de Fuveau, les types Emyde, Grocodile proprement dit et Lépidostéidé sont bien de la fin de la pé- 
riode Grétacique. 

Mais, avec les vertébrés que nous venons de citer, s'en trouvent d'autres qui nous semblent 
être d'âge plus récent; nous citerons un Batracien anoure et un Oiseau. M. Ghoffat nous apprend 
que les couches Grétaciques de Yizo sont entourées de sables pliocènes; les ossements indiquant à 
^0 la présence d'un Batracien anoure et d'un Oiseau ne proviendraient-ils pas des ces couches^? 
Nous ne saurions nous prononcer en connaissance de cause et nous nous bornerons à grouper dans 
m ensemble la description des ossements recueillis à Yizo (Arazéde). 



POISSONS 



S. CLAS. GANOIDEI 

FAM. OINGLTMODI 

L'ordre des Ginglymodi établi par Gope en 1871 ' comprend les genres actuels Lepidosteus et 
Uiholepis et le genre éteint Clastes. 

D'après Gope, la famille des Lépidostéidées paraît commencer dans l'Amérique du Nord par 
le Clastes ocddentcdis, Leidy, dont les débris sont abondants dans le groupe de Laramie; au Nouveau- 
Mexique on trouve une espèce de Clastes dans les couches de Wabach, qui correspondent au Suesse- 
nien; d'un autre côté, la famille est représentée dans les couches marines miocènes de la Garoline 



^ Notice sur Ut lUptilês fotiHei des dépâts fluoùhlacustres crétacés du bassin à lignite de Pweau (Mém. Ac Se, de 
MarseOU; 1869). 

* Cf. ZiitA: Traité de paléontologie, édit fr., t m, p. 759. 

5 Id,, p. 756. 

^ Note de M. Ghoffitt. Le gisement de Vizo consiste en marnes mises à jour par une tranchée de chemin de fer, 
tandis que la surface du sol est couverte par du sable très fin, incohérent, absolument dépouryu de fossiles, que j'attribue 
avec doute au Pliocène. Tous les ossements proviennent des marnes, mais n'ayant pas fait attention à ceux qui appartien- 
nent à un Batracien et à un Oiseau, je ne puis pas affirmer qu'ils n'ont pas été introduits dans les marnes après leur dépôt, 
dans quel cas ils seraient récents, ce qui paraît fort peu probable, l'aspect pétrographique de ces os étant le même que ce- 
lui d'autres ossements de ce gisement 

> Froc, Amir. Au., p. 330. 



37 

dq Nord par le genre Pneumaiostmts, Gope. Neuf espèces de Lépidostéidées ont été décrites du Ter- 
tiaire d'Amérique. 

cEn Eorope, les Lépidostéidées commencent à pen près snr le même horizon qa'aoi Etats- 
Unis, Lemoine ayant recueilli nn Clasies dans le Saessonien supérieur de Ghâlons*sur-Vesle et Paul 
Garais ayant signalé la présence de ce genre dans le Suessonien supérieur ^» 

6. Vasseur* a recueilli à Neaufles S^ Martin, près de Gisors, un Lépidostée qu'il rapporte à 
lépido^em Maximiliani, Âg., sp., dans les couches du Tertiaire inférieur; rappelons que cette es- 
pèce a été établie par Âgassiz d'après quelques écailles provenant des marnes du calcaire grossier 
des environs de Paris '. 

D'autres espèces ont été signalées du terrain tertiaire d'Europe. Owen avait en 1854 indiqué 
des vertèbres de Lépidostées dans l'Eocène inférieur du Kent; le Lepidosteus Stausi, Kinkelen, est du 
Miocène inférieur de Darmstadt; le L. fimbriatus a été établi par Wood pour une espèce de l'Eocène 
âupérienr du Hampshire. D'après Smith Woodward, les genres Naisia, de l'Eocène supérieur de 
Magdebourg, et Trichiurides, de l'Eocène moyen des environs de Bruxelles ^, ont été établis par des 
dents isolées de Lépidostéidées. Quant à l'espèce de TEocène inférieur du bassin de Paris, figurée 
par P. Gervais sous le nom de Lepidosteus? suessoniensis, Dollo ^ a montré que ce n'était pas un Si- 
modosaure, c'est-à-dire un reptile, ainsi que le pensait Lemoine, mais bien un Lépidostée. 



CLASTB8 LUSITAlflCïïS, n. tp. 
PL IX, fig. 1 à 25 et 45 

Dans les couches de Yizo (Ârazéde) on a recueilli de nombreux débris d'un Lépidosteidé re- 
présenté par des vertèbres, des écailles et des inter-épineux, qui indiquent une espèce qui tout en 
ayant les écailles de la dimension de celles de Lepidcius (lepidosteus) Maximiliam^ Ag., sp., a les ver- 
tèbres de plus grande dimension. La disproportionalité entre la taille des écailles et la grandeur des 
vertèbres nous semble indiquer à Yizo une espèce distincte. 

Les vertèbres antérieures (2* vertèbre), longues de 11 mil!., sont moins hautes que les vertè- 
bres de la région médiane et de la région postérieure ; de plus, le diamètre transversal du centrum 
l'emporte sur le diamètre vertical. La face antérieure du centrum, fort bombée, est ovalaire, les deux 
diamètres étant respectivement 9 et 13 mill.; la face postérieure, qui a même forme, est fortement 
concave; le processus qui supporte la côte est arrondi et robuste; le canal médullaire est large; la 
face inférieure du centrum porte une dépression limitée par deux crêtes en dehors desquelles se voit 
une cavité; la face latérale est creusée entre le processus costal et la neurapophyse. 

Les vertèbres s'allongent insensiblement, de telle sorte qu'une vertèbre d'une région plus re- 
culée a pour diamètres 7 et 5 mill.; les faces articulaires du centrum, au lieu d'être régulièrement 
ovalaires, ont de la tendance à devenir circulaires; le processus costal s'aplatit; à la face inférieure 
du centrum on voit deux crêtes saillantes qui parcourent toute sa longueur et limitent une profonde 
gouttière; entre le processus costal et ces crêtes, le centrum est profondément excavé; il en est de 
même entre le processus costal et la neurapophyse. 

Les écailles ont la forme caratéristique de celles des Lépidostées et des Glastes; elles sont 
épaisses, lisses, très-brillantes. Les écailles de la partie antérieure du tronc ont le bord postérieur 
parcouru par 5-6 dentelures; la surface émaillée de l'écaQle est percée de nombreux petits points. 



> Cf. Gope: Tf^ vertèbraia ofHis Teriiary formatùm of Ois Wnt, 1 1, p. 52; 1883. 

sjMt. 8oe. GioL Pr., 3* série, t nr, p. 295; 1876. 

' iML swr lit poisiont fossUsi, t n, p. 268. 

^ Cot foêi. fUhêt BrUiêh Muséum, t. m, p. 444. 

^ Sur le Lepidosteus susssonisnsis (BM. se. de la France et de la Belgique, t xm; 1892). 



Nous ne nous arrdteroDs pas à la descripIioD des écailles des diverses parties du corps; les fi- 
gures 13 à 25 de la planche IX dODoeot eu graodeur naturelle les plus caractéristiques de ces écailles. 

Wiuckler * a décrit sous le nom de Trickinrides sagiltatta, d. sp. des deots proTenaat du ter- 
rain bruxellien; ces dents ont la poiote eu fer de laoce, comprimées latéralemeDt, élargie à la partie 
inrérienre, à bords tranchants; la partie qui porte le Ter de flèche est longue, creuse, plus ou moins 
courbe, élargie vers la racine. Winckler rapporte ces dents à un poisson voisin des Lépidopes et 
des Trichiures, c'est-à-dire à un Téléosléeo, tandis que pour Smith Woodward* ces dents provien- 
nent d'un Lépidostée, c'est-à-dire d'un Ganoïde. 

Nous avons sous les yeux une dent recueillie à Viio. Cette dent longue de 9 mill-, présente 
les principaux caractères du Trichiurides sagitlatua; le sommet de la dent est élargi en fer de lance; 
la dent elle même est conique, non recourbée; la base porte les cannelures que l'on voit sur les 
dents des Lépidostées, de telle sorte que rassimilation faite par Smitb Woodward se trouve pleine- 
ment justifiée. 

GLUm PVSTDLOSra, ■. ^f, 
PL IX, fi(. M à 4t 

Avec les vertèbres et les écailles dterites plos haut nos le Dom de CSmui buitatikiUj on > 
tronrè à Viio de grandes écailles, des Tertèbres, des dents et des tragmeats de mâchoire qd iodi- 
qoent une espèce luen distincte. 

La Tertèbre que nous BgonHis sooa les n** 26 i 28 prorient d'âne région titoée tots le ni* 
veaa de l'insertim des Tentrales; elle indique nnê espèce de grande taille; elle a, en eflU, 20 milL 
de Icngnnr. Les faces articalaires do centram, au lien d'arar ooe fbnne transvenalement onlatre» 
cranme àtet les Claiw et tes Ltptdoitsut ^piqnes, est r^récie, excsTèe même an niTean des bM$ 
iatteales, tandis qoe le bord intèrienr est coopè cannent; il en résulte qoe la face inférieure du 
centmm est étroite; cette foce, à pen prés plane, est marquée de fortes mgosiléa irrégnlièret; la, 
face latérale dn centmm est profondément eicavée josqn'à l'apqibjse transverse. 

Les dûnenaions de la vertèbre que nous flgorona sont: longneor 20 milL; hanteor da centmm 
16 milL; dunètre b^^ransversal 17 mill. Les parapi^bjrses sont fortes. La face articolilre antèrimre, 
do centnua est relatirement moins bombée qoe cbez les Lépidostées et les Glasles. 

Les etraetères que nous vencws d'indiqaer se tronrent, iàga qn'tm peu moins prononce s«r, 
des Tertèbres de IB nrill. de longnenr. 

Nous rapportons à la même espèce deux fragments de mâchoire (fig. 38-39) qui montrent 
que la surface externe de l'os est fortement rugueuse. A la partie dentaire externe de l'os on voit 
la trace d'une rangée de dents petites et serrées; la base des dents de la rangée principale est 
grande, pouvant avoir 6 mill. Les dents que nous connaissons détachées (fig, 40-4i) sont d'ailleurs 
très fortes, coniques, pointues, ornées de fortes cannelures; quelques dents sont plus petites, plus 
courtes, plus surbaissées, à sommet plus aigtj, marquées de fortes stries alternant avec des sillons; 
elles proviennent vraisemblablement d'une autre région de la gueule. 

Les écailles sont grandes, épaisses, fort briUantes et penvent avoir josqa'k 40 mill. de kn-. 
goeor. Les écinllès de la partie antérieure du tronc sont ornées, dans la partie postèrienre^ de for- 
tes rides Ifrégnlières. Certaines écailles antérieures (fig. 36) sont postolenaes snr tonte la wrCuft 
èmaillée; d'aptres ne présentent des croies mguenses qne vers le bttrd postérienr. Ces routes 
pustuleuses se volent d'aillenrs sur presque tontes les écailles, qni sont marquées de petits trod» 
plus on moins apparents; les écailles de la partie postérieore dn tronc sont toutefois à pen prés lisses. 



' Deumim mAwmv m- âm dmli ia fcnmM fauHu du Umm BnmtUm,f. It, flg. SS, |3. (Anhieu an J 
* CW. of tt« ^>Ma !>««*<■ ii A« A-itirt KwiK*, t m, p. 446 ; t8«t. 



39 



FAH. FTCNODONTIDJI 



nCRODON, sp.T 

Dans les coaches de Yizo (Arazéde) on a recueilli aa kilomètre 20, un fragment de splénial 
de Pycnodonte de petite taille; ce splénial ne devait pas avoir plus de 12 mill. Les dents de la ran- 
gée interne, un peu plus large que longues, sont beaucoup plus grandes que celles des deux autres 
rangées; les dents de la rangée intermédiaire sont les plus petites; les dents de la rangée externe 
sont irrégulièrement arrondies. 

Par la forme des dents, le splénial rappelle le Pycnodus Hugii, Ag, du terrain jurassique su- 
périeur; cette espèce étant rapportée au genre Microdon, Wagner, nous pensons qu'il doit en être 
de même de l'espèce des couches de Yizo. 



S. CLAS. TÉLÉOSTEI 

PL VIII, fig. 1 

Quelques vertèbres de Téléostéeus indiquent à Yizo un poisson d'assez grande taille ; le cen- 
trum a, en effet, 13 mill. de longueur, le diamètre transversal et le bi-latéral ayant 16 mill. Les at- 
taches des arcs supérieur et inférieur sont minces; les faces latérales du centrum sont creusées de 
profondes fossettes. 

FAH. CLUPEIDJE 

CLUPEA AREZEDI, n. sp. 

PL II, fig. 6, 7, 8 

Dans les couches marneuses de Yizo (Arazéde) se trouvent de petits clapes, au corps peu 
élancé, de forme élevée, rappelant la Clupea brevissina, Pictet, du Mont Liban et la Clupea Gomesei, 
Svg. du Génomanien de Alcantara (Raton). 

Le corps est long d'environ 40 mill.; haut de 13 mill. La tête fait environ le tiers de la lon- 
gueur du corps; le profil de la tête est peu déclive; le museau est aussi long que le diamètre de 
l'œil qui est compris un peu plus de trois fois dans la longueur de la tète; la bouche, petite, est 
tournée un peu en dessus; l'opercule, lisse, est grand. 

La colonne vertébrale est grèle; les apophyses épineuses supérieures sont longues et grêles; 
les côtes, longues et grêles, au nombre de 17 à 18 paires, atteignent le bord de la cavité abdomi- 
nale; les dentelures du ventre sont produites par des pièces de forme triangulaire. Les nageoires 
pectorales, qui sont courtes, se composent d'une dizaine de rayons; les ventrales, qui s'insèrent à 
égale distance de la base de la pectorale et de l'attache de l'auvale, sont courtes; la dorsale com- 
mence au dessus de l'appiomb des ventrales. 




BATRACIENS 



ORD. UTMCHII ECIUUTI 

■ ■ ■ -v- ■■. ' ■■.,-...- 

Nous nqqEmloiis i us BatndeD œoore une extrémité proximale d^ M d* la |nib«'Msié 
à Yùo, qol Indlqne m udmil de phu grande tiiBe que le A0) agm wtad. Le fkce eiterae de l'oe 
présente on issez laïf e sillm Ters li partie ertleal^; uà sUIod sembliblé, mie {dm b^e, le nM 
i la face interne; tme r^ore, u terminant à on tnn noorrider, divlie tn dam la pvtia uHodake 
proxlmatei partie qoi a la fimne d'âne poaUe (flg. 9). 

L'os figoré sons le n* 3 noos sonble être la partie distale da fémnr dn menu Batracwn; l'oa 
est assex Ibrtanent eomb6. 

Les fragments qoe noos BgnnHis mdiqneDt i Tlzo la présence d'os anoore de grande taOle 
que, ftnta de matériam suffisants, nous ne potmms détannlner. 



REPTILES 

ORO. DIHOSAURII 



FLTIlI.fig.ll 

Parmi les fossiles recueillis à Vizo se tronvent trois fragmeots de dents; le fragment figmré a 
12 mill. de diamètre dans le sens antéro-poslérieur et 8 mill. d'épaisseur. La dent est comprimée 
latéralement, brillante; la surface émaillée porte des stries très fines allant de la base au sommet; 
un des bords est arrondi, l'antre bord est garni de fines crénelures; la dent est légèrement recour- 
bée en arrière. Une dent nous montre que les crénelures se trouvent sur les deux bords, vers 
la pointe. 

Les caractères de ces dents sont ceui du Mégalosaure et du Lœlaps (Drypiosaurus, Marsch). 
Or, ce dernier genre, d'après Cope, est du Crétacique supérieur du New Jersey et du Montana. 

Ud Mégalosaure, le Megalosaurus pannonensts est indiqué par Seeley dans les formations de 
Gosni'. 

Ddlo a Ognré la pbalange ongoéale d'an DioosanriBn caMiore, qni nssemtde k eeHé dn llé- 
galosanre, et qoi a été troarée dans l'étage Hersien, c'esi-i-dire dans la partie nu^enne do S 
de la Belgique'. 



1 3ftt AvMt of A« âonw ^matiom (Q. J. 6. S.,- 1881). 

* Itolt Htr l« rate da DiiuiaiiriÊHi mumapk doM b CrUaei MpMnr 4a l« Bégtqiui 1884. 



41 

RappelODS qne Charles Dep^et vient de signaler la présence d'un Mégalosanre (M. ermuai»- 
$mu$, n. sp.) à Madagascar, dans la formation argilo-sablense qui affleure à la base des plateaux de 
Nerarana et qui est immédiatement subordonnée aux marnes et calcaires à faune sénonienne marine 
qui constituent ces plateaux K II est, dés lors, intéressant de signaler dans la partie supérieure de la 
série crétadque du Portugal Texistence d'un Mégalosaure; le Dioosaurien de Yizo serait l'un dei 
plus récents de cet ordre dont Textension géologique est beaucoup plus considérable qu'on ne le 
croyait autrefois. 



ORD. CROCODIUA 



CROCOniLUS BLAVIERI, Graj. 
PL Vm, fig. 7 à 15; pi. IX, fig. 42, 48, 44 

Les couches de Yizo ont fourni un assez grand nombre de débris de Crocodile, dents, écail- 
les, vertèbres^ qui indiquent à ce niveau la présence d'animaux d'âges très différents, si nous en ju- 
geons d'après les ossements recueillis. 

Chez les individus de grande taille, les vertèbres dorsales ont 50 milL de longueur; la hau- 
teur du centrum, au niveau du plancher du canal rachidien est un peu plus grande à la partie anté- 
rieure; la face articulaire antérieure du centrum est ovalaire, les deux diamètres étant respective- 
ment 27 et 30 mill.; la face articulaire postérieure est fortement bombée; la face inférieure est ar- 
rondie; les parties latérales du centrum sont lisses; le canal médullaire est relativement petit La 
neurapophyse est forte; la prézygapophyse s'élève en forme de large lame aplatie^ la surface d'ar- 
ticulation étant large, de forme ovalaire; (flg. 7). 

Une autre vertèbre plus reculée (fig. 8), nous montre que la postzygapophyse est en facette 
large, ovalaire; la face inférieure du centrum, aplatie, est élargie dans la partie antérieure; la face 
antérieure du centrum est ovalaire; les apophyses transverses se dilatant en lame, une forte crête 
réunit la prézygapophyse et la postzygapophyse; une crête saillante se voit entre la prézygapophyse 
et la partie antérieure de Thémisphëre d'articulation. 

Une vertèbre (fig. 9) provient d'un individu plus jeune ; la longueur du centrum de cette ver- 
tèbre est de 30 mill. La face articulaire antérieure du centrum est circulaire, la face postérieure est 
fortement bombée; le canal rachidien est proportionnellement plus grand que dans les deux vertè- 
bres que nous venons de décrire; la face inférieure du centrum est aplatie; la base des apophyses 
articulaire est forte. 

Une vertèbre caudale longue de 22 mill. a la face inférieure du centrum excavée; une crête 
mousse sépare cette face de la face latérale, qui est légèrement excavée; la face articulaire anté- 
rieure du centrum est ovalaire; le canal rachidien est grand, à coupe ovalaire; la base de la postzy- 
gapophyse est forte; la prézygapophyse est grande, de forme ovalaire. 

Les dernières vertèbres caudales sont allongées, très rétrécies, comprimées; la face inférieure 
du centrum est excavée, séparée par une crête de la face latérale, qui est également excavée; les 
deux faces articulaires sont légèrement concaves. Pour les vertèbres tout à fait postérieures, 14 et 
20 mill. de longueur, la face inférieure est fort étroite; une crête saillante divise en deux la face la- 
térale; la base de l'apophyse épineuse occupe toute la longueur de la vertèbre; la postzygapophyse 
est courte. 

Des os des membres, nous avons un certain dombre de phalanges, l'extrémité proximale de 



* Note sur les Dinosauriens^ Sauropodes et Thèropodes du Crétacé supérieur de Uadagasear (BuU, Soe. GéoL Fr., 
3« ser. t xxiY, p. 176; iS96). 

Mabs, 1898. 6 



♦42 

rhuméros» rextrémité distale du fémur et un tibia. Ce dernier os, long de O'^ylO indique on animal 
plus trapu que les Crocodiles actuels, rappelant plus les Diplocynodon des terrains Eocène et Mio- 
cène que ceux-ci; or les Diploqfnodan, placés par leur dentition entre les AUégators et les Crocodi- 
les, appartiennent à la famille des Ailigatoridées, avec les genres actuels Alligator, Caïman et Jacare. 
La dentition du Crocodilien de Yizo nous fait toutefois penser plutôt à la famille des Crocodilidées. 

Les dents, que nous ne connaissons que détachées, sont de grandeur très différente, évidem- 
ment suivant l'âge des individus; elles ont, en effet, de 7 à 25 mill. de hauteur. L'on sait d'ailleurs 
que la hauteur des dents peut varier beaucoup chez un même individu, suivant la place qu'elles 
occupent; c'est ainsi que chez un Crocodile vulgaire elles peuvent avoir de 6 à 25 mill. 

Chez le Crocodile de Yizo les dents ont la forme que nous leur connaissons chez les Croco- 
diles proprement dits. Les dents postérieures sont arrondies, en forme de bouton, légèrement com- 
primées latéralement; ornées d'une fine réticulation irrégulière; leur hauteur est de 8 mill. pour la 
couronne. Les dents de la partie moyenne de la mandibule ont 25 mill. de hauteur; elles présentent 
une carène antérieure et une postérieure; la couronne, dont le sommet est mousse, est ornée de ré- 
ticulations fines et irréguliëres. Les petites dents de la partie moyenne de la mandibule ont à chaque 
angle une caréné assez saillante; la couronne porte de faibles réticulations et quelques plis peu mar- 
qués vers Tunion avec la racine. Des stries peu marquées se voient sur des dents que nous considé- 
rons comme provenant de la partie antérieure des mâchoires. 

Les écussons dermiques sont creusés de profondes cavités; nous figurons trois de ces écus- 
sons; un de la partie antérieure du ventre; un écusson gulaire et un écusson de la première rangée 
dorsale, celui-ci provenant d'un individu jeune. 

Les débris que nous venons d'étudier indiquent à Yizo la présence d'une espèce appartenant 
au genre Crocodile proprement dit. 

Nous avons dit plus haut que d'après de récentes recherches, M. Choffat plaçait les couches 
de Yizo sur le même horizon que le Crétacique supérieur lacustre de ta Provence, au niveau du Ga- 
rumnien. Or, Matberon indique trois espèces de Crocodiles dans le bassin de Fuveau. 

Le Crocodile de Yizo ne nous parait pas pouvoir être assimilé au Crocodilus affuvelansis^ 
Math, des lignites de la Grande Mène. Le Crocodilus vetusttis, des couches supérieures de Rognac, a 
été nommé par Matberon d'après l'extrémité supérieure d'un fémur qui se distingue de l'autre es- 
pèce par réminence trocbantérienne. 

G. Cuvier ^ figure la partie proximale d'un fémur de Crocodile recueilli par Blavier dans les 
lignites dits Mène à quatre pans du bassin de Fuveau; l'ossement figuré par Cuvier indique à ce 
niveau une espèce spéciale qui a été nommée Crocodilus Blavieri par Gray *. 

Les géologues de la Provence attribuant ce dernier nom aux débris de Crocodilien que l'on 
trouve dans les analogues des couches de Fuveau, et pour de pas augmenter le nombre déjà trop 
considérable des espèces nominales, nous appliquerons le nom de Crocodilus Blavieri aux ossements 
du Crocodile qui a été recueilli à Yizo (Arazéde). 

Ce qui nous confirme dans cette opinion c'est que parmi les ossements recueillis dans cette 
localité se trouve la partie supérieure d'un fémur de jeune Crocodile qui présente, bien qu'atténués^ 
les caractères que l'on remarque sur la pièce figurée par Cuvier. 



*■ Redierdies mr la ossements fossiles, nom id , t v, 2* partie, p. 164, pi. VI, ûg. 17. 



* Synop, Rept., p. 61. 



43 



ORD. CHELORiA 



PL Vm, fig. 4, 5, 6 

Les débris de Tortues qui ont été trouvés dans les couches marneuses de Vizo indiquent une 
espèce ayant eu un peu plus que la taille de la Tortue radiée. La carapace devait être épaisse; la 
plaque que nous figurons sous le n* de la pi. VIII provient de la partie antérieure de la dossière, 
près de Tunion de cette partie avec le plastron ; chez une Tortue radiée cette plaque a 20 mill. 
d'épaisseur maxima; l'épaisseur est de 25 milL chez la Tortue fossile. La partie antérieure de la 
dossière est relativement mince. Les plaques neurales sont un peu plus longues que larges, la plus 
grande largeur se trouvant en avant pour les plaques de la partie moyenne (fig. 6). 

Les débris que nous avons pu examiner sont trop incomplets pour qu'il nous soit possible de 
les déterminer; disons seulement qu'ils nous semblent provenir d*une Tortue de marais. 



APPENDICE 



Pendant Timpression de ce mémoire, M. P. Choffat, continuant ses intéressantes recherches 
dans les gisements du Crétacique supérieur du Portugal, a recueilli un certain nombre de débris de 
yertébrés qu'il a bien voulu soumettre à notre examen. 

Bien que pour plusieurs d'entre eux peu déterminables, ces débris ne laissent pas que de 
fournir de nouveaux documents pour la connaissance des faunes iclithyologique et herpétologique de 
cette partie des terrains crétaciques de la Lusitanie formée par des couches fluvio-lacustres à faciès 
garumnien, correspondant à une partie du Sénonien et peut être aux assises marines du Danien. 

Dans un banc de O'^.SO d'épaisseur, affleurant en divers points des environs de Geadouro 
(GovOes), M. Ghoffat a recueilli des Ammonites du genre Hemitissotia, des fragments de Tortues, et 
diverses espèces de poissons, savoir: 

Au lieu-dit Mina: Anomœodus aff subdavatus, Ag. sp.; à 200 mètres à l'ouest de Geadouro: 
Odontaspis Bronni, Ag. Sargus sp.; à 300 mètres de Picotos : Odontaspis Bronni. 

Ges couches sont donc marines; par la présence de V Odontaspis Bronni elles correspondraient 
au Danien de Belgique et de Hollande; VAnomœdus subdavatus est plus particulièrement des couches 
à Terebratella pectiniformis, Sch. sp. de l'étage maestrichtien. 

D'après M. Ghoffat, les assises des localités suivantes sont supérieures à celles précédemment 
indiquées. 

Entre Porto et Yalle (près de S.* Gatharina): Clastes pustulosm; Mosasaurus, sp. 

B6co (Yagos.): Dent de reptile ind. 

Lavandeira (Vagos.): Dent de poisson ind. 

Henricas (Vagos.): Clastes pustulosus. 

Ghousa-do-Fidalgo (Ilhavo): Mososaurien ind? 

200*° à l'ouest du signal de Pedra-da-Moura (Ilhavo): Écailles de Sparoidesf 

Yillar (Aveiro); Clastes Lusitaniens, Svg.; Clastes pustulosus, Svg.; Sparoides. 

Etudions plus en détail les débris de vertébrés recueillis dans les couches dont nous venons 
de donner l'énumération. 



45 



POISSONS 



FAH. LAMNIDJI 



0D0NTA8PIS BRONNI, Ag. 
PL X, fig. 5 

D*après Smith Woodward^ cette espèce est caractérisée par des dents robustes; la face ex- 
terne de la cooroDne est convexe, parfois striée près de la base, tandis que la face interne est lisse; 
à la base se trouvent deux paires de denticules, l'externe rudimentaire. VOtodus serratus a proba- 
Uement été établi par Agassiz* pour des dents supérieures postéro-latérales de Oâontaspis BrormL 
Dans un mémoire récemment publié Priem a accepté cette manière de voir. ' 

VOdontaspis Bronni est indiqué par Smith Woodward dans Fétage danien de Hollande et de 
Belgique, à Maestricht, à Giply et à Obourg dans le Hainault; Priem signale l'espèce au même ni- 
veau à FoIx-les-Gaves (Belgique) et dans le tuf supérieur de Giply, près Mous. 

La même espèce a été recueillie dans les couches de Ceadouro (Covoes). 

Les dents provenant des couches crétaciqnes supérieures du Portugal sont faiblement recour- 
bées; la face interne est lisse, peu bombée: la face externe porte à la base de la couronne des plis 
bien marqués dont les médians sont les plus longs, bien qu'ils ne s'élèvent que jusqu'au tiers envi- 
ron de la hauteur de la couronne. 



FAH. GINGLTNODI 

PL X, fig. 6, 7, 8 

A Yillar (Aveiro), dans une marne sablonneuse grisâtre, ont été recueilli des débris : écailles, 
côtes, fragments de crâne, de Clastes lusitaniens, Svg.; ces débris ne nous apprennent rien de plus 
que ce que nous avons fait connaître de cette espèce dont le type provient de Yizo (Arazède). 

Avec ces débris on a trouvé une dent qui, à cause de la dimension, 7 mill., doit être rapportée 
à Clastes pustulostis, Svg.; on sait que les deux espèces sont associées dans les couches garumnien- 
nes de Yizo. 

Une autre dent de 5 mill., de long a été recueillie à Henricas (Yagos) dans des marnes de 
couleur plus foncée que celles de Yillar; cette dent présente les stries que nous avons signalées sur les 
dents de Clastes pustulosus; les mêmes couches contiennent des débris de Clastes^ tels que fragments 
d*os du crâne et des côtes; celles-ci sont longues et robustes. 

Nous attribuons k Clastes pustulosus une écaille de la partie postérieure du tronc, près du dos, 
longue de 9 mill.; cette écaille, qui est bombée, a la surface brillante, chagrinée (pi. X. flg. 7). 

Le Clastes pustulosus se trouve également, entre Porto et Yalle, près S.* Gatharina. L'espèce 
est représentée par une écaille de la partie antérieure du tronc; cette écaille, longue de 8 et haute 
de 5 mill., a le bord postérieur coupé carrément, avec huit festons (pi. X, fig. 8). 



^ Cat, foisil FUhet Britiih Mu$eum, B. I, p. 360. 

s Beth., pomoHi fouibs, t m, p. 27!!, pi. XXXU, fig. 27-28. 

> Sur du dents â^EUumohranthe$ de dwert gisemerUt sénoniens (BtdL Soe. GM. Fr., 3.* série, tom. xxv; 1897). 



46 



FAH. PTCNODONTIDJI 

Dans les couches de Geadonro (Cov5es), on a recueilli des dents de r^cnodontes qui proyien- 
nent de la rangée principale du splénial; la plus grande de ces dents est longue de 11 mill., plus 
étroite à la partie externe, qui est légèrement infléchie. 

Malgré quelques différences» nous sommes portés à rapporter ces dents à Tespëce du Grétaci- 
que supérieur qu'Âgassiz a désignée sous le nom de Pycnodm subclavatusy espèce pour laquelle Forie 
a établi le genre Anomcedus. ' 

Cette espèce est, d'après Smith Woodward, du Sénonien et du Danien de Hollande, de Bel- 
gique et de France; W. Davis rapporte à Pycnodus subclavatus des dents recueillies dans les couches 
crétaciques supérieures de la Scandinavie. 

FAH. SPARIDJE 

Bien que plus particulièrement abondants dans le Tertiaire, les Sparoides ont été signalés dans 
le Grétacique; c'est ainsi qu'Agassiz et Pictet ont décrit deux Pageiles provenant du Liban, et que Zittel 
a fait connaître un genre Stephanodus des couches crétaciques supérieures du désert Lybique. 

Les sargues ne sont encore connus que des terrains tertiaires, et cependant nous ne pouvons 
ne pas rapporter au genre Sargus une dent recueillie en Portugal dans les couches de Ceadouro (Co- 
vQes), pi. X, âg. 10, 11. Cette dent est petite, à peine 4 mili. de haut sur 6 de large, creusée à la 
face interne; à part les dimensions qui sont moindres, elle ressemble beaucoup à celle du Miocène 
que P. Gervais a fait connaître sous le nom de Sargus incisivus; Tespéce a été postérieurement décrite 
par Probst sous les noms de Sparoides mollnssicas et Sparoides Baltringensis. * 

Une petite dent latérale recueillie en Portugal, à Villar (Aveiro), peut être aussi bien rapportée 
au genre Sargus qu'au genre Chrysophrys. 

Il est également possible qu'une vertèbre de poisson Téléostéen recueillie dans les mêmes cou- 
ches puisse être rapportée à l'un de ces genres. 

Il en est de même vraisemblablement pour des écailles se trouvant dans une marne brunâtre 
au signal de Pedra da Moura (Ilbavo). Ces écailles ont de 6 à 10 mill., de long sur 7 à 12 de hau- 
teur; le bord postérieur est légèrement arrondi, découpé par 8 à 14 festons bien marqués; le foyer 
se trouve non loin de la partie antérieure de l'écaillé, qui est ornée de nombreuses et fines stries. 



REPTILES 

FAH. MOSASAURIDJE 

Dans la marne grisâtre coquillëre qui se trouve entre Porto et Yalle, on a recueilli une dent 
longue de 40 mil!., qui doit être rapportée à un Reptile Pytbonomorphe; La dent est massive, pyra- 
midale, taillée à facettes, un peu arquée; le bord antérieur est arrondi, le postérieur est tranchant. 
Cette dent présente les caractères de celles des Mosasaurus, (pi. X, fig. 9). 

Une dent longue de 16 mill., a été recueillie dans le calcaire blanchâtre de Chousa-do-Fidalgo 
(Ilbavo), la couronne est taillée à facette; nous la rapportons provisoirement à un reptile Pytbonomorphe. 

^ Ann. Soc. Géol. Belgique, t. xiv, p. 25, pi. I^ 6g. i ; 1887. 

^ Cf. Gervais : ZooL et Paléont. françaÎMe^ p. 514, pi. LXIX, fig. 14-16. Bassani : Recense sui peed famli dd mto- 
eèriê di Gahard. llle et- Vilaine (AtU Soe. Veneto-TretUina d. Se. nat,, t. vn). — Protêt: Beit. i. KenrU» d. fote. Fisehe aue d. 
Molaeee v, Baltringen fWurt. nat. Jahr. 1874. — H. E. Sauvage: Etude tur les poiesons des faluns de Bretagne {Soe. Scnol. 
dé Saâne et Loire). 




TABLE DES MATIÈRES 



PREHIER lËHOIRE.— Les vertébrés des terrains mésozoiqnes 

PAO. 

Introductcon historique. — Énurnération par étages. — Énumération dans Tordre zoologique 1 

POISSONS. — Ord. Selachi: Hybodus aff. polyprion^ Ag. — Strophodus^ sp. — Scapanorhynchus (?) gracilis, Ag. — 

Lamna semiplicata^ Ag. — Lamna sulcata^ Gein. — Gorax falcatus^ Ag iO 

Ord. Chimœroidei: Edaphodon, sp 12 

Ord. Actinopterygii : Famille des Palaeoniscidées? — Fam. Semionolidœ: Telragonolepis^ sp. — Lepidotus lœvis^ Ag. — 
Lepidotus Lusitanicus^ Sauv. — Lepidotus, sp.— Farn. Pycnodontidae : Microdon Hugii^ Ag. — Mesodon aff. gigas, 
Ag. — Mes. granulatus^ MQnster. — Mes. Sharpei^ Sauv. — Mes. Limai^ Sauv. — Mes. sp. — Cœlodus cuneiformis, 
Sauv. — Cœl. Ribeiroi^ Sauv. — Cœl. Bocage!, Sauv. — Cœl. CliofTali, Sauv. — Cœl, Delgadoi^ Sauv. — Anomœodus 
Woodwardi, Sauv. — An. aff. complaiiatus, Ag. — Fara. Berycidae. — Fam. Glupeidae. — Glupea, sp. — Sardinoides 

sp. — Fam. Salmonidœ 12 

RBPTIIâES. — Ichthyosaurus, sp. — Plesiosaurus, sp. — Gimoliosaurus, sp. — Genre Symoliophis. — Plesiochelys Choffati, 
Sauv. — Oweniasuchus Lusitanicus, Sauv. — Suchosaurus Girardi, Sauv. — Metriorhynchns, sp. — Machimosaums 
Hugii^ Meyer. — Sleneosaurus (Sericodon) Jugleri, Meyer. — Téléosaurien ind. — Crocodilien, ind. — Pleurocœlus 
Valdensis, Lydk. — Morosaurus Marchei, Sauv. — Pelorosaurus humerocristatus^ Hulke. — Megalosaurus insignis, 
Desl. — Meg. aff. superbus, Sauv. — Ignanodon Mantelli, Myr. — Ig. Prestwichii, Hulke 21 



DBUÎIËIE MÉMOIRE— Les vertébrés de Tizo (irazéde) 



Introduction 35 

POISSONS. — Fam. Ginglimodi. — Glastes lusitanicus, Sauv. — Glastes pustulosus, Sauv. — Bflcrodon^ sp. — Clupea 

Arazedi^ Sauv 36 

BATRACIENS.— Ord. Batrachia ecandata 40 

REPTILES. — Megalosaurus^ sp.—Grocodilus Blavieri, Gray 40 

Ord. Chelonia 43 



APPEHDICE 



Introduction. 44 

POISSONS.— Odontaspis Bronni^ Ag. — Fam. Ginglynodi. — Fam. Pycnodontidœ.— Fam. Sparid» 45 

REPTILES.— Fam. Mosasaarid» 46 



mitÊimmr^m 



•taHMi 



i 



I 



^ 



PLANCHES 



PLANCHE I 



PALBOMISOIDSf gen. noT. 

Fig. i, %, Z, 4. Éeaille». Pendio prta Bellas, niveaa de OffrM ptmdo^mm. (Gross. t foii.) 

* 

PALBOmSOIDSf gen. noT, 
Fig. S. Même localité; même nireaiL (Grost. % fois.) 

XIORODON Huan, ▲g. 
Fig. 6. Grossi deax foi8.--Santa-Gnu: Ptéroeérien sopérieur. 

KBSODON QRANULATUS, Xiiiuit. 
Fig. 7. Moalia de Gabeeinbas: couches de Freixial (Portlandien). 

XBSODON SHARFEI, n. sp. 
Fig. 6.Mafra: Néocomien. ., / 

XESODON LUCAI, n. sp. * 4 
Fig. 9. Grossi deux fois. — Pendfio près Bellas. BellasieD, niveau de Oiîrêa puudorafrieaiMi, 

ANOXCBODUS aff. OOICPLANATUS» iLg. 
Fig. 10. Forte-da-Guia, près Cascaes: Valanginien. 

OOBLODUS OUNEIFORXIS, n. sp. 
Fig» II. Entre Lycea et Villafria: Bellasien^ niveau de (hlrêa piêudo^afrieana. 

OOBLODUS RIBBROX» n. sp. 

» 

Fig. U. Sargento-Mor: Turonien.— Musée national. 
Fig. i% a. Autre aspeel du même. 

OCELODUS DELG^ADOX, a. sp. 

Fig. 13-iA Grossi deux fois.— Pendio, près Bellas. Bellasien. 

OOBIiODUS BOOAQEI» n. sp. 

Fig. 16. Sargento-Mor: Cénomanien. 

Fig. 16. Même espèce— Nazareth: Cénomanien, l' niveau à Pterocera ineerta. 

Fig. 17. Même espèce— Pigueira da Fox: Turonien. 

OOBLODUS ŒOFFATI, n. sp. 
Fig. 18-19. Colline du PendSo : Bellasien. 

ANOMCBODUS WOODWARDI, n. sp. 
Fig. 10. Figueira da Poz: Turonien. 

FYONODUS, 8p. 
Fig. SI. Grossi deux fois.^Viso (Arazède)— Garumnien. 



H.E.SAUVAGR. 



Veptèbi-ès mésozoiques, PL / 




H.Ki,™3-!i,dr«! -M 



7 



J 



1 



. I 



PLANCHE II 



OLUPEA» sp.? 
Fig. i. Alcantara (Bâton) : Turonien. 

OLUPEA» sp. 
Fig. % 3. Alcantara (Raton) : Turonien. 

OLUPEA» sp. 
Fig. 4. Alcantara (Raton) : Turonien. 

SARDINOIDES, sp.? 
Fig. 5. Alcantara (Raton) : Turonien. 

OLUPEA ARAZEDI, n. sp. 
P>9- ^t '^f ^' ^^^^ (Arazède) : Garumnien. 

KYMOLEPIS? 
Fig. 9. Écaille grossie deux fois. — Alcantara (Raton): Turonien. 

OSMEROIOES? 
Fig. iO. Écaille grossie deux fois. — Alcantara (Raton) : Turonien. 

PLATYOORMUS? 
Fig. ii. Écaille grossie deux fois. — Alcantara (Raton): Turonien. 

SYMOIilOPHIS DELGADOI, n. sp. 
Fig. li, 13, 14. Vertèbre grossie deux fois. — PendSo: niveau à Oitrea pseudo-africana. 

PELOROSAURUS HUMEROORISTATUS, Hlk. 

Fig. i5^ 16^ 17. Fervença près Alcobaça: Malm supérieur. 

Fig. 18. Même dent; grossissement d'une partie de la surface émaillée. 

Fig. 19^ 20. Ourem : Lusitanien. 

PLEUROGiELUS VALDENSIS, Lydk. 

Fig. 21^ 22. Bocca do Ghapim^ cap d'Ëspichel : Bellasien inférieur. 
Fig. 23. Môme dent; grossissement d'une partie de la surface émaillée. 

MOROSAURUS MARCHEI, n. sp. 
Fig. 24^ 25^ 26. Ourem. Lusitanien. 

OWENIASUOHUS LUSITANIOUS, n. sp. 
Fig. 27. Pendâo : niveau à Ostrea pseudo-africana. 



H. E. SAUVAGE 



Vertébrés mésozoiques PI II 




A.Bcnanl adjiat deL e'. 



x 



PLANCHE III 



PLESIOSAURUS, sp. 

Fig. 1^ 2^ 3. Crâne yu en dessus^ en dessous et latéralement ; réduction '/j. — iSOO* 0. N. du village d'Albadas. Char- 
mouthien ou plus probablement Toareien. 

IGETHYOSAURUS, sp. 
Fig. 4. Môme gisement 

IGHTHYOSAURUS, sp. 
Fig. 5. S.-Pedro-de-Mael. Couches à Schlotheimia Jamesoni. 

HETRIORHYNOHUS, sp. 
Fig. 6. Fragment de mâchoire. — Fervença près Alcobaça; étage Lusitanien. 

STENEOSAURUS (SERIOODON) JUGLERI, Mey. 
Fig. 7, 8. Vertèbre cervicale; réduction '/j. — Môme gisement. 

MAGHIMOSAURUS HUGII, Mey. 

Fig. 9. Partie antérieure de la mandibule; réd. Vs* — Malhâo (Algarve): couches à Perisphinetes effrenatus: Lusitanien. 
Fig. 10. Môme espèce; dent^Cesareda: couches à Cidaris Chogaiù Etage lusitanien. 

LEPIDOTUS L^VIS, Ag. 

Fig. il^ i2. Santa-Cruz: Ptérocérien. 



Toutes les figures sont réduites aux deux tiers^ sauf les figures 10^ li^ i% qui sont de grandeur naturelle. 



H.K.SADVAdK. 



\prtél»r-és niésozoïqunM. Pi. /II. 




PLANCEE IV 






EDAPHODON» sp. 
Fig. 1. Dent mandibulaire. Bocca do Chapim : Aptien ou Albien inférieur. 

LEPIOOTUS LUSITANIOUS, n. sp. 
Fig. 2. Réd. Vs* — Alcobaça? Lusitanien. 

OWENIASUGHUS LUSITANIGUS, n. sp. 
Fig. 3. Partie postérieure de la mandibule; réd. Va- — ^- <^6 Junqueiro: niveau de Ostrea pseudo-africana. 

SUGHOSAURUS GIRARDI» n. sp. 
Fig. 4^ 5. Bocca do Chapim^ cap d'Espicbel : Aptien ou Albien inférieur. (La fig. 5 est réduite aux ^4)- 

MOROSAURUS, MARGHEI, n. sp. 
Fig. 6^ 7, 8. Réd. V4- Vertèbre caudale. — Ourem: Lusitanien. 



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"•K..SAi:v-AG|.:. 



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PLANCHE V 



8TR0PH0DUS, sp. 
Fig. i. Brouco : Infravalanginien. 

TETRAGONOLEPIS, sp. 
Fig. 2. San-Pedro-de-Mael : étage Ghannouthien^ couches à ScUotheimia Jamnoni. 

MEGALOS AURUS INSIGNIS, E. E. Desl. 
Fig. 3. Pombal : Malm. 

MEGALOSAURUS aff. SUPERBUS, Svg. 

Fig. 4. Bocca-do-Chapim^ cap d'Espichel : Âptien ou Albien inférieur. 
Fig. 5. Même localité. 

8U0H0SAURUS GIRARDI, Svg. 
Fig. 6. Bocca-do-Chapim^ cap d'Espichel : Aptien ou Albien inférieur. 

MAOHIMOSAURUS HQGU, Mey. 
Fig. 7, 8. Mâchoire; réd. 2/3. — Malhâo: Malm supérieur. 

PLESIOOHELYS OHOFFATI, Svg. 
Fig. 9. Réd. Vs'-^ViUafranca-do-Rosario: étage Freixialien. 



N. B. A la loupe on peut voir sur les fig. 3, 4, 5 les dentelures des dents. 



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H.E.SAirVAKE. 



Vertébrés mésozoïfiuee PL V. 




Cfi<6r- ?&,iC i^nKci 



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PLANCHE VI 



PLESIOOHELTS OHOFFATI, n. sp. 

Fig. i. Dossière. 
Fig. 2. Plastron. 

Villafranca-do-Rosario; étage Freixialin. 



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H.E.SAirV'AGE. 



Veptébres mésozoïaaeB./Y.PZ 




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PLANCHE Vil 



IGUANODON PRESTWIOHI, Hnlke. 






Fig. i à 12. 

Fig. I. Vertèbres sacrées. 

Porto-de-Moz, (Leiria); partie supérieure de l'étage Lusitanien. 
Fig. 2. Première vertèbre sacrée^ vue par la face inférieure. 
Fig. 3. Deuxième vertèbre sacrée^ vue par la face inférieure. 
Fig. 4. Même vertèbre, vue par la face latérale. 

Fig. 5. Troisième et quatrième vertèbres sacrées, vues par la face inférieure. 
Fig. 6. Mêmes vertèbres, vues par la face latérale. 
Fig. 7. Vertèbre caudale postérieure, vue par la face latérale. 
Fig. 8. Môme vertèbre, vue par la face supérieure. 
Fig. 9, iO. Même vertèbre, vue par les faces articulaires. 
Fig. il, 12. Dent de la mâchoire supérieure. 



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PELOROSAURUS PREGURSOR, Sanvg. 

Fig. 13. Les pièces représentées sous les numéros 2 à 13 proviennent de la partie supérieure du Jurassique des environs 
de Roulogne-sur-mer; elles sont figurées à titre de comparaison. 
Les figures 1 à 6 sont aux Va de 1^ grandeur; les figures 7 à 13 sont de grandeur naturelle. 









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H. E. SAUVAGE 



Vertébrés mésozoïques. ?/. ¥//. 




Photoiypifl D'' 0. PiL 



, rue Mortire. Pans 



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n.E.SAlTVAGE. 



Vertébit-rt nn^sozrtïmies PI VM. 
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fT**CoWi a.i^'.Cl-n. 



H.E.SAUVAGE 



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^^^^34- 33 

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Vertébrés mèsozoïques, PI. IX. 



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PLANCHE II 

0UBTB8 LTOITAHIOUB, s. wp. 

Kg. 1 4 ». Tira (AnzAde) : Gunnuiiei). 

Kg. I, i, 3, 4. Deuïième vertèbre fig. 1, S grouie deux foii. 

Kg. B, 6. Vertèbres du peu plus reculée. Dg. 3 grossie deux toi». 

Kg. 7. Vertèbre de la mémo région; grossie deux fois. 

Kg. 8 9, 10. Vertèbres au niveau de l'inserlion des ventrales; grouies dm fois. 

Kg. U, a, TortAbra on peu pins reculées; grossies deux fois. 

Kg, 13, li. Eesille ds la partie antérieure du litioc 

Kg.,IB. Ecsille un peu plus reculée. 

Kg. 16. Eesitle située près du dos, au nivesn des ventrales. 

Fig. 17. EcaiOe du dos, prés de la télé. 

2' a S^? t% ",,'T, '" " "*"' "*^'' "*" "' "^^ ^ ™"^« «" ■«'■" «« ''"1-- 

Kg. «, », «, 22. Ecailles de la partie postérieure dn tronc. 
Fig- 13, », «L Ecailles de la ^eae. 

OLASTES PnSTOLOSnS, n. «p. 

Fig. S6 à 41. Tiio (AraïAde) : Gannmien. 

Fig. 38, 39. Fragments de mAcboins. 

Kg. 40, 41. Dents; 40a, 41 a, grossissement d'one partie de U conromie. 

aBOOODn,D8 BLAVŒKI, Gray. 
Fig. 4J, 43, 4*. Vifo (ArazUe) : Garnmnien. Dents; grossies deux fois. 

OLASnS LDSITANICns, n. ap. 
Kg. 45. Vï» (Araaède) : Gammnien. DmI gnwie deux fois. 






H.E. SAUVAGE 

4-2 40 

35 



Vertébrés mésozoïques. Pi IX. 



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32 





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18 

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PLANCHE X 



dMOUOSAURUS, sp. 

Fig. iQj ih, ie. Vertèbre cervicale, grandeur nature, Yue par la face postérieure, la face latérale et la face inférieure. 
Alcantara: étage Cénomanien. 

DmOSAURIEN, ind. 
Fig. î. Occipital; réduit à Vî- — Bocca-do-Ghapim ; étage Aptien ou Albien inférieur. 

IGUANODON ICANTKLTiT, Myr. 
Fig. 3 a> 3 6, 4 a, 4 6. Dents : Bocca-do-Ghapim ; étage Aptien, ou Albien inférieur. 

ODONTASPIS BRONNI, Ag. 
Fig. 5. Dent grossie 2 fois — Picotos près Ceadouro: Sénonien. (Danien de l'Europe du Nord). 

0LA8TES LUSITANIOUS, Svg. 
Fig. 6. Ecaille de la partie postérieure du tronc; grossie 2 fois. — Villar: étage Ganimnien. 

OLASTES PUSTULOSUS, Svg. 

Fig. 7. Ecaille de la partie postérieure du tronc; grossie 2 fois. — Les Henricas: étage Garumnien. 

Fig. 8. Ecaille de la partie antérieure du tronc; grossie 2 fois. — Entre Porto et Yalle: étage Ganimnien. 

MOSASAURUS, sp. 

Fig. 9. Dent; grandeur nature. — Entre Porto et Yalle: étage Garumnien. 

SARGUS, sp. 

Fig. iO. Dent antérieure; grossie 2 fois. 

Fig. il. Dent latérale; grossie 2 fois. — Geadouro (GovCes): Sénonien. 



H.E.SArVAtiF,. 



Wrlébréa mésozoÏCTuea. PIX. 




VÎfeiHolui' ClJsCl.man^io 



i 



Recueil de Monographies stratlgraphiqaes sur le Système orôtaoique du Portugal, par Paul Ghoffat. Pre- 
mière étude. Contrées de Cintra, de Bcllas et de Lisbonne. 4^ 68 pag., 3 pi. Lisboime, 1885. 

Reoueil d'Etudes paléontologiques sur la Faune orôtaoique du Portugal. Vol. I. Espèces nouvelles ou pt'u 
connues, par Paul (iholTat. Première série. 4", 40 pag., 18 pi., dont i doubles. Lisbonne, 1886. 

Vol. II. Description des Echiniiles, par P. de Loriol. l' fascicule. Echinides réguliers ou endocycliques. 4*, 68 pag., 

10 pi. Lisbonne, 1887. — Second fascicule H dernier. Echinides irréguliers ou exocycliques. 4^ 54 pag., 12 pi. 1838. 



MoUusoos fosseis: — Gastéropodes dos depositos t>^r«*iarlos de Portugal (Gastéropodes dos dépôts tertiaires du Portugal)» 
por F. A. Pereira da Costa. 4^ 252 pag., 28 est. Lisboa, I8(î0-18G8. (Avec traduction en français). 

Desoription des Echinodermea tertiaires du Portugal, par \\ de Loriol. Accompagnée d'un Tableau stratigra- 
phique par J. C. Berkeley Cotter. 4.'*, 50 pag., 13 pi. Lisbonne, 1896. 

Estudos geologioos: — Descripçîlo do terreno quat^^rnario dus bacias do Tejo e Sado (Description du terrain quaternaire 
des bassins du Tage et du Sado), por Carlos Hilnûro. 4", iùï pag., 1 carta, 1866. (Avec traduction en français). 

£studo de depositos superfloiaes da bacia do Douro, por Frederico A. de VasconccUos Pereira Cabrai. 4^ 87 pag.» 
3 est. Lisboa, 1881. 



.-*" 



Da ezistenoia do homem em épooas remotas no valle do Tejo : — Noticia sobre us esqueletos bumanos descobertos 
no Cabeço d'Arruda (Notice sur les squ«?lettes bumains découverts au Cabeço d'Arruda.),por F. A. Pereira da Costi. 
4", 40 pag., 7 est. Lisboa, 1865. (xVvec traduction française i»n regard;. Epuisé. 

Da ezistenoia do homom no nosso solo em tempos mui remotos provada pelo estudo das oavemas: — No« 
licia ârerca das grul.is da Oîsareda (Nolic»» sur les jrrolt'?s de Cesaréda;, por J. 1^ N. Delgado. 4*, 127 pag., 3 est. 
Lisboa, 1867. (Avec traduction en français). Epuisé. 

Monumentos prehistorioos : — l)i!s.*.npi;.To d».> aLniiis d'^linriks ou antas de Portugal (Description de quelques dolmens 
ou antas du Portugal), por F. A. P«TiMra da (^isla. l", l»7 pag., 3 est. Lisboa, 1868. (Avec traduction en français). 

DesoripQâo de alguns silos o quartzltes lasdados oncontrados nas camadas dos terrenos teroiario e qua- 
ternario das baoias do Tojo e Sado, jior Carlos Kil)»nro. 4», 57 pag., 10 est. Lisboa, 1871. (Avec traduction en 
franniisi. Epuisé. 

Estudos prehistorioos em Portugal: — Xoticia d»' algumas estaç/Ses e monumentos prebistoricos (Notice sur quelques 
stalir)ns et monuments préhistoriques), por i^irlos Uiboiro. 2 vol. in-4°: l.<* vol. 72 pag., 21 est. Lisboa, 1878; 
2.» vol. 86 pa?., 7 »*st. Lisboa, 1H80. i Avei* Ira il notion en français). 

Publications diverses 

I Communioagoes da Soogào dos Trabalhos geologioos de Portugal. 8". 

' Tom. I. Fasc. 1. 168 pajj., 3 pst. Li<boa, 188:;.— Fasc. IL 176 pag., 6 est. 1888. 

Tora. II. Fasc. I. 128 pag., ii .st. i88î».— FaNC. 11. loi) pag., 6 est. 1892. 

Tom. m. Fasc. I. 128 pag., 13 ^-st. 1895-18%. 

Carta geologica de Portugal, b'vantada por (jartos Hibeiro e J. F. N. Delgado. Escala ' suoooo* Lisboa, 1876. Epuisé. 

I Congrôs international d* Anthropologie et d'Arohéologie préhistoriques:— ( Compte rendu de la neuvième ses- 

sion tienne à Lisbonn»» »mi i8Si). S*, 72.1 pag., 4o pi. Lisbonne, lS8i. 

t Relatorio &coroa da arborisagao gérai do paiz, por Carlus Hibeiro e J. F. N. Delgado. 8% 317 pag., 1 carta. Lisboa, 

1868. Epuisé. 

Relatorio â,coroa da sexta reuniâo do Congrosso internaoional de anthropologia'e de arohoologia prehis- 
• toricas verifioada na oidale de Bruxellas no mez de agosto de 1872, por (Carlos Hibeiro. V, 91 pag. 

Lisboa, 1^73. Epuis«\ 

Relatorio da eommi-ssào dosompenhada em Hespanha em 1878, pnr J. F. N. Delgado. 4**, 24 pag. Lisboa, 1879. 

Relatorio o outros dooumontos rolativos â commissao scientifioa desempenhada em différentes oidades 
daltalia, AUomanha e Franga om 1881, pi>r J. F. N. Delgado. 4^ 73 pag. Lisboa, 1882. Epuisé. 

Relatorio &oerca da quinta sessâo do Congresso goologioo international roalisada em Londres no mez 
de setembro do 1888, por J. F. N. Delgado. 4", 62 pag., Lisboa, 1889. 

Relatorio ôrCeroa da deoima sessao do Congresso intornacional de anthropologia e aroheologia prehisto- 
ricas, ptir J. F. N. Delgado. 4\ ïCi pag. Lisboa, 1890. 

Mai» 1898. 



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